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Exposition

Du 27 septembre au 10 novembre 2007

Henri Cueco

Séquences (2006-2007)

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Extrait

En disposant des petites peintures de même format (19×27 cm) le plus souvent par six, superposées, étagées par deux, ou par groupe de quatre, soit en variant les images sur le même sujet, Feux de pré, soit en figeant une image et en la répétant, ces images séquentielles ont un rapport à l’écoulement du temps et de la circulation du regard.

J’avais déjà, dans les années 63 à 68, réalisé de nombreuses œuvres séquentielles. Séries dites Cinémas avec des baigneuses qui deviendront en 1966 la toile exposée dans la salle verte du Salon de la jeune peinture intitulée De la Baignoire à la Salle de bain.

En 1965 Sanitaire et Papier peint montrait un nu féminin qui, par le jeu de portes qui se fermaient, dissimulait progressivement une intimité bientôt soustraite au regard.
En 1967-68, Les Jeux d’adultes étaient réalisés sous forme de figurines en bois peint dont la situation pouvait varier en les déplaçant sur un socle perforé, proposant diverses postures à la disposition du «joueur».

À ce jour, deux séries d’œuvres fonctionnent ainsi.
La première est une collection de pommes de terre – de rosas en particulier – dont les assemblages incertains ont des vertus formelles qui dissolvent parfois le pouvoir de constituer de la durée. Mais la volonté de réduire l’image des pommes de terre à leur trivialité ménagère m’a, lors des années 87 à 93, déjà joué des tours : le tubercule s’échappe et rejoint des questions sociales ou affectives que je n’avais pas prévues.

La seconde série de cinémas est principalement consacrée au feu, à la fumée. Existe-t-il pour moi des corrélations entre ce thème et les embrasements de la planète blessée ? Ces feux sont-ils des rituels funéraires qui ne s’éloigneraient guère du même thème ? Je ne sais. Il existe dans ces travaux une part d’enfance qui se produit en dehors de toute volonté. Ces feux et fumées sont-ils des traces de ces enfances joueuses ? Avec l’âge, elles peuvent inverser leur poids d’innocence et prendre une tonalité funèbre. Pour moi, j’en doute, mais l’innocence échappe à l’innocent. Quant aux «nuées», elles sont de même nature que les fumées, incertaines, hasardeuses, le regard y découvre parfois des promesses voluptueuses.

J’ai trouvé du plaisir à réaliser ces variations temporelles, ce plaisir ne justifiant rien, ni la qualité du travail, ni le plaisir qui se retrouverait chez celui qui regardera l’œuvre, comme le disait si bien Marcel Duchamp. Parmi ces plaisirs, il en est un que je veux essayer de dire.

Certaines de ces toiles sont faites d’une utilisation de la toile vierge (blanche le plus souvent, ou écrue) pour signifier la fumée qui cacherait l’image, effacerait un paysage qui en réalité n’a jamais existé. C’est la part malicieuse de ce travail : faire d’une lacune, d’une surface non transformée, un moyen de cacher un paysage qui sous cette partie vierge n’a pas été peint.

Ce blanc est l’équivalent du savon à barbe qui, dans les autoportraits, cache parfois le visage. C’est un exercice formel qui fait suite à des ouvrages ou à des textes sur le thème du «rien» ou du «presque rien» que j’ai présentés dans des exercices «papous», comme s’il s’agissait d’une activité essentielle, puisque c’est une manière de solliciter ce désir de faire apparaître, si important dans la fabrique de toute image, ici, en allant le plus loin possible vers «l’absence» qui le provoque.

Cette disparition fantôme, soit par fragmentation, soit par effacement, en fécondant le vide est une proposition malicieuse qui conjugue «faire» et «ne pas faire». Il demeure ainsi des traces de l’élaboration du travail, moyen de rendre compte de ce qui s’est fait par renoncement, destruction, recouvrement, effacement, repentir et ce qui en subsiste de visible et d’espérance d’un résultat dont l’issue est toujours incertaine.

Dans ces «séquences», le rapport au cinéma est lié à la succession des images, elle suggère que la répétition accumule du temps, peut-être un écoulement. La surprise est qu’en répétant une image fixe, cette séquence immobilise le regard et développe un écoulement lui-même immobilisé. Un temps sans que rien ne s’y passe, un neutre temporel qui peut suggérer la mort tout en stimulant le plaisir à être. Tout cela peut faire apparaître, témoigner qu’on y a été, sans doute qu’on y est encore et que peut-être on y sera. L’image elle-même regarde le regardeur et s’éprend de son regard complice en devenant l’œuvre.
Ce vécu figé, ce passage par l’aveuglement du blanc, produit ce regard fixe décrit par les physiologistes, un regard qui s’éteint. Par certains aspects, il s’apparente au rêve, à sa trace dans le souvenir, le plus souvent à sa disparition, d’où le renouvellement du désir d’apparition, sa récurrence dans le rêve ou la peinture.

Cueco
3 juillet 2007.

Ces images séquentielles ont un rapport à l'écoulement du temps et de la circulation du regard. L'image elle-même regarde le regardeur et s'éprend de son regard complice en devenant l'œuvre.

Oeuvres de l'exposition ( reproductions grand format )

Cueco  Cueco  
Fumées n°6
2006
Acrylique sur toile
19 x 27 cm x 6
 Embrasement n°5
2006
Acrylique sur toile
19 x 27 cm x 9
 Fumées n°2
2006
Acrylique sur toile
19 x 27 cm x 4
Cueco  Cueco  Cueco
Pommes de terre n°2
2004
Acrylique sur toile
19 x 27 cm x 6
 Pommes de terre n°1
2006
Acrylique sur toile
19 x 27 cm x 6
 Le Jardinier
2006
Acrylique sur toile
19 x 27 cm x 9
Cueco  Cueco  Cueco
Fumées n°4
2006
Acrylique sur toile
19 x 27 cm x 6
 Embrasement n°3
2006
Acrylique sur toile
19 x 27 cm x 6
 Embrasement n°1
2006
Acrylique sur toile
19 x 27 cm x 6

Plus de détails sur cet artiste

Cueco

Henri Cueco

Né à Uzerche (Corrèze) en 1929

Henri Cueco est né à Uzerche (Corrèze) en 1929. Il vit et travaille en région parisienne et en Corrèze. Le thème permanent, récurrent de son travail est le rapport de l’homme à la nature. Contrairement à de nombreux artistes de sa génération, il est préoccupé par le rôle social de l’artiste…

Artistes

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