11 02 2012
Lundi de 14 h à 18 h 30. Mardi à vendredi : 10 h – 12 h 30 et 14 h – 18 h 30. Pendant les expositions, la galerie est ouverte le samedi.
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À travers le fruit d’une année de travail, 59 pièces mêlant tableaux à l’huile, dessins au crayon, collages de papier de verre, Eduardo Arroyo entreprend de raconter une histoire où l’étrange et le familier font bon ménage.
On y voit les aimables revenants de sa peinture : les portraits des peintres qui lui ressemblent, Fernand Léger de profil affublé du nez de Cyrano, Sherlock Holmes sur fond prince de galles plongé dans les photographies de ses enquêtes, Saint Sébastien les jambes criblées de flèches, Fantômas et l’Homme invisible en suspend dans un récit en cours d’écriture.
L’exposition rassemble des personnages dispersés dans des récits antérieurs : Robinson Crusoë, Freud derrière un sommier, Walter Benjamin et son rideau de fumée, Guillaume Tell, transfuge de la lointaine série Opéra et Opérettes, traité cette fois avec une palette luxuriante.
Après une longue période consacrée exclusivement au dessin, Eduardo Arroyo a saisi le prétexte de la présentation à la galerie Louis Carré & Cie de cette Collection printemps-été automne-hiver pour peindre motifs et textures variés : “veste paysage” de Tanger, escarpin fleuri du printemps, pâturages suisses, turban de Flaubert, chevelure et manteau d’une Vierge absorbée par la lecture d’Ulysse, Peggy Guggenheim en oraison sous la protection d’une abeille de l’abondance attirant de scintillantes pièces d’or.
Il utilise le crayon comme un pinceau afin de dessiner les blessures du vieux boxeur, les relectures de Lolita, la robe de bure reprisée d’un Oscar Wilde aux allures de saint de la Renaissance.
Le collage de papier de verre rugueux et coloré est l’écho amusé de son intérêt pour l’état du marché de l’art.
Cette fois encore l’artiste renverse les poncifs et s’adonne avec bonheur à l’art du pastiche.
Un Joseph d’Arimathie presque aussi maniériste que celui du Bronzino issu de la Déploration du Christ mort du musée de Besançon, un Pierre Loti moins naïf que celui du Douanier Rousseau, un Lesdiguières, le dernier connétable de France, en colosse allégorique et se livre à l’art du détournement en renversant, au pied de la lettre, toute sorte d’objets donnant ainsi à voir une nouvelle iconographie où s’entrecroisent des titres dont on peut penser qu’ils sont quasiment l’exploration d’une forme littéraire.
Catalogue trilingue (français-anglais-espagnol), texte de Bernard Chapuis.
Cette fois encore l’artiste renverse les poncifs et s’adonne avec bonheur à l’art du pastiche.
Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Eduardo Arroyo, Collection printemps-été automne-hiver.
Exposition du 28 mai au 10 juillet 2010.
Préface de Bernard Chapuis.
Catalogue trilingue (Français, Anglais, Espagnol). 68 pages. 59 reproductions couleur.
CommanderPrix: 20 €.
Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Eduardo Arroyo, Correspondances.
Exposition du 24 avril au 31 mai 2008.
Texte d’introduction de Serge Fauchereau. Catalogue trilingue (Français, Espagnol et Anglais). 80 pages. 29 reproductions couleur.
CommanderPrix: 20 €.
Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Eduardo Arroyo, Papiers (1960-2005).
Exposition du 24 novembre au 23 décembre 2005.
Texte d’introduction de Pascal Bonafoux. Catalogue trilingue (Français, Espagnol et Anglais). 71 pages. 38 reproductions couleur.
CommanderPrix: 20 €.
Né à Madrid en 1937, il fuit l’Espagne franquiste, et s’installe à Paris, en 1958. Eduardo Arroyo participe en 1964 et 1965 aux expositions autour des nouvelles figurations organisées par Gérald Gassiot-Talabot (Mythologies quotidiennes, La Figuration narrative dans l’Art contemporain) et en peu de temps devient, en France, l’un des…
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11 02 2012
Lundi de 14 h à 18 h 30. Mardi à vendredi : 10 h – 12 h 30 et 14 h – 18 h 30. Pendant les expositions, la galerie est ouverte le samedi.
645743 visiteurs | Dernière mise à jour: 07 02 2012