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Exposition Kcho “Todos los caminos” du 20 mai au 2 juillet 2016. Ouverture de la galerie le samedi de 13h30 à 18h30.

Exposition

Du 20 mai au 2 juillet 2016

Kcho

Todos los caminos

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Extrait

Le Rapt d’Europe

Ça commence par une île flottante, terre égarée parmi les eaux multiples et houleuses. On peut s’y perdre. Mais on peut aussi rêver sous de telles latitudes : à la sécurité insulaire, il faut savoir opposer le paradis des turbulences volcaniques. On tentera d’en donner quelques exemples, pour éveiller en nous ces petites histoires qu’on s’imagine parfois à partir d’une forme ou d’un titre. Le Rapt d’Europe (qu’on retrouve sur les merveilleuses sérigraphies des boîtes de cigares cubains du XIXe siècle). La Dernière Cène. Un récit qui ne s’inscrit pas dans un temps qui aurait une fin ou une origine : le temps dans les sculptures et les dessins de Kcho, dans les mythes qu’il nous montre, est une sorte de présent qui échappe à la pensée de l’histoire. L’artiste se dirige au gré de ses courbes et ses méandres.

Un objet peut en cacher un autre

Attention danger. C’est bien le sens du panneau ferroviaire qui nous avertit qu’il faut prendre garde : un train peut en cacher un autre. Ce sont selon les mots de l’artiste : des « objets dangereux ». Utilisant des déchets, des matériaux trouvés, des objets de rebut, Kcho se livre depuis des années à la création presque exclusive d’embarcations aberrantes, déconcertantes, loufoques. Ce sont des barques empilées, parfois surmontées d’un avion, avec des rames qui leur servent de pattes, ou assemblées sous forme d’une hélice qui permet de se propulser. Des barques totalement improbables mais toujours propices au départ. Renvoyant toujours à toutes sortes d’autres jeux imaginaires, avec le même souci de précision et de perturbation méthodique. Elles nous conduisent vers ce là-bas dont il semble montrer le caractère inaccessible. Avec elles, nous nous sentons plus légers, plus libres aussi, comme suspendus dans les airs. Quant à la mer, c’est l’aboutissement infini du fleuve, elle constitue l’espace de l’achèvement et l’étendue de l’ouverture, le lieu du départ. Il y a sans doute quelque chose d’étonnant dans ces embarcations, un appel à un regard natif. N’importe quel objet ou presque peut servir à n’importe quel autre : l’enfant ne procède pas autrement qui, par ses jeux et par ses jouets, a le pouvoir de transformer le sens et l’utilité des choses. Affranchi de ses servitudes utilitaires, chaque objet est susceptible de changer de sens et d’utilisation, pourvu simplement qu’il s’y intéresse. Travail poétique, très certainement, que ce pouvoir, celui du devenir de chaque objet, du devenir-autre-chose de chaque chose. Le résultat est déconcertant. Mais il y aurait aussi une « mise en pièces » dans ce travail de sculpteur, une violence délibérée qui est l’équivalent d’un naufrage.

L’Écart absolu

Faut-il voir dans l’œuvre de Kcho une défense ardente et par conséquent la révélation d’un monde ignoré, celui de l’écart absolu théorisé par le philosophe Charles Fourier dans son ouvrage La Fausse Industrie : « Colomb pour parvenir à un nouveau monde continental adopta la règle d’écart absolu ; il s’engagea dans un Océan vierge, sans tenir compte des frayeurs de son siècle ; faisons de même, procédons par écart absolu, rien n’est plus aisé, il suffit d’essayer un mécanisme en contraste du nôtre. » Sous ce terme il allait donc proposer, pour parvenir à quelque Amérique du savoir, de prendre le contre-pied de ce qui se fait ordinairement sous l’empire de la civilisation, « d’exploiter largement l’esprit de contradiction, de l’appliquer non pas à tel ou tel système de philosophie, mais à tous ensemble, puis à la civilisation qui est leur cheval de bataille, et à tout mécanisme social actuel de l’humanité ».

La morale du joujou

On réfléchira aussi, à propos de ses œuvres, à partir de la notion de « modèle réduit » telle que l’analyse Claude Lévi-Strauss dans La Pensée Sauvage. Pour lui, « à l’inverse de ce qui se passe quand nous cherchons à connaître une chose ou un être en taille réelle, dans le modèle réduit la connaissance du tout précède celle des parties ». Un jouet donne des bonheurs de connaissance rapide, des plaisirs liés aux sentiments de saisir immédiatement une totalité. C’est la « morale du joujou ». Dans son analyse, l’ethnologue s’interroge sur la nature de l’art : « La question se pose, de savoir si le modèle réduit, qui est aussi le “chef-d’œuvre” du compagnon, n’offre pas toujours et partout, le type même de l’œuvre d’art. » De chercher l’excès dans le domaine du tout petit, Kcho créé lui aussi des mondes minuscules. Un bateau à voile navigue dans un chaudron. Où parfois l’eau s’est évaporée. On pensera à cette réplique savoureuse de Jean Gabin sur le pouvoir des images dans Le Quai des brumes de Marcel Carné, tourné en 1938 :
« – Je peins malgré moi les choses cachées derrière les choses. Un nageur pour moi, c’est déjà un noyé.
– Des natures mortes, quoi… »

Celui qui piège

On verra sans doute dans le dessinateur un diable (Mi rostro como el diablo). Dessiner serait pour lui poursuivre d’étranges êtres intermédiaires. Ou traverser d’étranges devenirs. Dans ses Autoportraits, il est debout ou à genoux, mais sa tête est devenue requin. Requin, par étymologie populaire (obscure ou fantaisiste), c’est requiem, la « messe des morts », parce que quand le requin saisit un homme, il ne reste qu’à faire chanter le requiem pour le repos de son âme. C’est aussi une bouche aux mâchoires garnies de puissantes dents coniques, nombreuses et presque identiques, qui servent à agripper les proies avant de les avaler. Si bien que le Moyen Âge a presque toujours donné à la gueule des enfers un aspect de monstre marin. De telles images rappellent, au fond, ce saint anachorète dont parle Dali dans son Journal d’un génie, et qui pour s’adonner entièrement à son rôle terrestre et ruminant, voulait n’avoir recours pour subsister qu’à ses mâchoires, réservant ainsi exclusivement l’acte d’avaler à Dieu. Dans cet imaginaire, nous ne parlons pas, c’est plutôt l’animal qui mène le jeu. Mais le requin est aussi un sous-marin destiné à explorer le fond des profondeurs océanes, comme dans une aventure de Tintin. On pensera en visitant l’exposition de Kcho à la galerie Louis Carré à Moby Dick d’Herman Melville : « T’es un requin, pour sûr, mais si tu gouvernes le requin en toi, tu seras un ange ; car tous les anges, c’est rien de plus que les requins gouvernés. » Ou aux Chants de Maldoror : « j’aurais voulu être plutôt le fils de la femelle du requin ».

Barques embarquées sur les embarcadères
Emmanuel Guigon
Avril 2016

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El Rapto de Europa

Todo empieza con una isla flotante, tierra perdida entre las aguas múltiples y procelosas. Es fácil perderse, pero también cabe soñar en estas latitudes: frente a la seguridad insular, reivindiquemos el paraíso de las turbulencias volcánicas. Intentaremos dar algunos ejemplos que despierten en nosotros esas pequeñas historias que a menudo imaginamos a partir de una forma o de un título. El rapto de Europa (que encontramos en las maravillosas serigrafías de las cajas de puros cubanas del siglo XIX). La última cena. Un relato que no se inscribe en un tiempo que pueda tener principio o fin: el tiempo de las esculturas y los dibujos de Kcho, en los mitos que nos muestra, es como un presente que escape al pensamiento de la historia. El artista navega dejándose llevar por sus curvas y sus meandros.

Un objeto que puede ocultar otro

Atención, peligro. Cruzando un paso a nivel, detrás de un tren estático quizá se esconda otro, veloz. Es lo que nos transmite aquel cartel ferroviario que llama a la prudencia: «Cada tren puede ocultar otro tren». En palabras del artista, estos objetos son «peligrosos». Utilizando residuos, materiales encontrados aquí y allá, objetos inservibles, Kcho se entrega de forma casi exclusiva, desde hace años, a la creación de embarcaciones aberrantes, desconcertantes, disparatadas. Son barcas apiladas, a veces coronadas por un avión, con remos que les sirven de patas, o montadas en forma de hélice que les permite propulsarse. Barcas totalmente improbables, pero siempre listas para ponerse en marcha. Remiten a todo tipo de juegos imaginarios, con la misma obsesión de precisión y de perturbación metódica. Nos conducen hacia aquella lejanía al tiempo que parecen señalar su carácter inaccesible. Con ellas, nos sentimos más ligeros, más libres también, como suspendidos en el aire. En cuanto al mar, es la consecuencia infinita del río, constituye el espacio de la culminación y la extensión de la abertura, el punto de partida. Sin duda hay algo asombroso en estas embarcaciones, como si reclamaran una mirada nativa. Cada objeto, o casi, puede servir para cualquier otro objeto: es lo que hace el niño con sus juegos y sus juguetes: usa el poder de transformar el sentido y la utilidad de las cosas. Liberados de servidumbres utilitarias, los objetos son susceptibles de cambiar de sentido y de uso, a nada que se pongan a ello. Este poder, el del devenir de cada objeto, el devenir en algo diferente de otro algo, es ciertamente un trabajo poético. El resultado es desconcertante, pero es como si, en este trabajo de escultor, se diera también un despiece, una violencia deliberada que es el equivalente del naufragio.

La Distancia absoluta

Debemos, pues, ver en la obra de Kcho una defensa ardiente y, por consiguiente, la revelación, de un mundo ignorado, el de la distancia absoluta teorizada por el filósofo Charles Fourier en su obra La falsa industria: «Colón, para alcanzar un nuevo mundo continental, adoptó la regla de la distancia absoluta: se lanzó a un Océano virgen sin tener en cuenta los temores de su siglo; hagamos lo mismo, procedamos mediante la distancia absoluta, nada es más fácil, solo debemos ensayar un mecanismo que contraste con el nuestro». Bajo este término estaba proponiendo, para llegar a unas Américas del Conocimiento, ir a contrapelo de los usos ordinarios bajo el imperio de la civilización, «explotar sin medida el espíritu de contradicción, aplicarlo, no a tal o cual sistema filosófico, sino a todos al mismo tiempo, y después a la civilización que es su caballo de batalla, y a todo mecanismo social actual de la humanidad».

La moral del juguete

También cabe reflexionar, a propósito de sus obras, a partir de la noción de «modelo reducido» tal y como la analiza Claude Lévi-Strauss en El pensamiento salvaje. Para él, «a la inversa de lo que ocurre cuando intentamos conocer una cosa o un ser en su tamaño real, en el modelo reducido el conocimiento del todo es anterior al de las partes». Un juguete nos da la felicidad del conocimiento rápido, el placer vinculado a la sensación de capturar en el instante una totalidad. Es la «moral del juguete». En su análisis, el etnólogo se interroga sobre la naturaleza del arte: «La cuestión está en saber si el modelo reducido, que es también la “obra maestra” del artesano, no representa en todo tiempo y lugar el modelo mismo de la obra de arte». Al buscar el exceso en el territorio de lo más pequeño, Kcho crea también mundos minúsculos. Un barco de vela navega por un caldero. En el que a veces se ha evaporado el agua. Nos viene a la memoria la sabrosa frase de Jean Gabin sobre el poder de las imágenes en Le Quai des brumes, de Marcel Carné, rodada en 1938:
«—Pinto a mi pesar las cosas que se esconden tras las cosas. Para mí, un nadador ya es un ahogado.
—Naturalezas muertas, ¿no?»

El que atrapa la presa
Veremos sin duda un diablo en el dibujante (Mi rostro como el diablo). Dibujar sería para él perseguir a extraños seres entre dos aguas. O atravesar extraños devenires. En sus Autorretratos, está de pie o de rodillas, pero su cabeza es la de un tiburón. Tiburón, requin en francés, en virtud de una etimología popular (oscura o imaginativa) es el réquiem, la «misa de difuntos», porque cuando el tiburón atrapa a un hombre ya solo queda cantar un réquiem por su descanso eterno. Es también una boca de mandíbulas armadas con poderosos dientes cónicos, numerosos y casi idénticos, que sirven para aferrar su presa antes de devorarla. De modo que la Edad Media casi siempre ha dado a la boca del infierno un aspecto de monstruo marino. Estas imágenes, en el fondo, recuerdan al santo anacoreta del que hablaba Dalí en su Diario de un genio y que, para entregarse totalmente a su papel terrestre y rumiante, quería recurrir para su subsistencia solo a sus mandíbulas, reservando exclusivamente a Dios el acto de tragar. En este imaginario no hablamos: el animal lleva la voz cantante. Pero el tiburón también es un submarino que explora las profundidades oceánicas, como en una aventura de Tintín. Al visitar la exposición de Kcho en la galería Louis Carré pensaremos en Moby Dick, de Herman Melville: «Eres un tiburón, sin duda, pero si domas al tiburón que hay en ti, entonces serás un ángel, pues todos los ángeles no son sino tiburones domados». O en los Cantos de Maldoror: «Hubiera querido ser más bien el hijo de la hembra del tiburón».

Barcas embarcadas en los embarcaderos
Emmanuel Guigon
Abril 2016
Traduction Alicia Martorell

Oeuvres de l'exposition ( reproductions grand format )

Kcho  Kcho  Kcho
De la serie: Poema
Série Poème, 2014
Pastel sec dilué à l'eau et fusain sur papier
200 x 152 cm
 De la serie: Poema
Série Poème, 2014
Pastel sec dilué à l'eau et fusain sur papier
200 x 152 cm
 De la serie: Poema
Série Poème, 2014
Pastel sec dilué à l'eau et fusain sur papier
200 x 152 cm
Kcho  Kcho  Kcho
De la serie: Poema
Série Poème, 2014
Pastel sec dilué à l'eau et fusain sur papier
200 x 152 cm
 Monumento
Monument, 2015
Acrylique sur toile
223 x 223 cm
 La Última Cena
La Dernière Cène, 2015
Huile et fusain sur toile
210 x 503 cm
Kcho  Kcho  Kcho
De la serie: El Rapto de Europa
Série Le Rapt d'Europe, 2016
Huile, peinture vinylique et pastel à la cire sur toile
204 x 256 cm
 Mi rostro como el diablo
Mon visage comme le diable, 2016
Huile, fusain, peinture vinylique et huile solide sur toile
217 x 217 cm
 Sin título
Sans titre, 2016
Fusain, peinture vinylique et huile sur toile
180 x 180 cm
Kcho  Kcho  Kcho
Yo estoy dentro de ti - De la serie: Bola de churre
Je suis en toi - Série Boule de crasse, 2013
Sculpture en pin
Hauteur : 180 cm ; diamètre : 200 cm
 Sueño americano - De la serie: Columna infinita
Rêve américain - Série Colonne sans fin, 2014
Bois, pierre, verre et métal
Hauteur : 45 cm ; diamètre : 31 cm
 Autorretrato
Autoportrait, 2014
Sculpture en cèdre et acajou
120 x 146 x 60 cm
Kcho  Kcho  Kcho
Autorretrato
Autoportrait, 2014
Sculpture en cèdre et acajou
107 x 189 x 66 cm
 Rescate
Sauvetage, 2014
Sculpture en pin
109 x 210 x 164 cm
 Monumento final
Monument final, 2016
Sculpture en pin
224 x 202 x 80 cm

Publications

Kcho

Todos los caminos

Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Kcho. Todos los caminos.
Exposition du 20 mai au 2 juillet 2016.
Préface d’Emmanuel Guigon.
Catalogue trilingue (Français, Espagnol, Anglais). 60 pages. 16 reproductions en couleur, 5 reproductions en noir et blanc.

CommanderPrix: 30 €.

Catalogue Kcho

Kcho

Voyageur immobile (Dans la mer les dessins sont faits avec du sang)

Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Kcho, Voyageur immobile (Dans la mer les dessins sont faits avec du sang).
Exposition du 22 septembre au 29 octobre 2005.
Texte d’introduction de Daniel Abadie. Catalogue trilingue (Français, Espagnol et Anglais). 69 pages. 23 reproductions couleur.

CommanderPrix: 20 €.

Plus de détails sur cet artiste

Kcho

Né à Nueva Gerona, Cuba, le 12 février 1970

Cuba est une fenêtre entièrement ouverte sur la mer. L’œuvre de Kcho s’ouvre sur ces eaux d’un bleu unique, tel un archipel culturel dans la topographie visuelle cubaine. Kcho est en quelque sorte un synonyme de Cuba. D’un naturel heureux, tourmenté bien que sachant se maîtriser, mais aussi capable de…

Artistes

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