29 04 2016

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Jours et horaires d’ouverture

Mardi à vendredi
10h – 12h30 | 14h – 18h30

Lundi et samedi (en période d’exposition)
14h – 18h30

Exposition

Du 1 au 30 avril 2016

Elizabeth Patterson

The Abstraction of Reality

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Extrait

Avec ses images magnifiques de finesse, Elizabeth Patterson nous éloigne du monde qui nous entoure, mais c’est pour mieux nous replonger dans ses profondeurs. Cette extraction/immersion se manifeste sous une forme éclatante dans ses récentes œuvres sur papier. Chacune représente une scène de rue parisienne vue à travers un pare-brise de voiture, sous une pluie battante. Les bruines délicates, les gentilles averses n’intéressent pas Elizabeth Patterson : attirée par les extrêmes, elle ne sort travailler que sous ces trombes qui vous trempent jusqu’aux os en dépit du parapluie. La vaste masse d’eau précipitée par les nuages brouille la vue. Interposée entre le décor et vos pupilles, elle estompe les contours, distord les proportions. La pluie accentue les couleurs, qui miroitent avec un éclat plus chatoyant que d’ordinaire, certaines brillant du même feu que les lumières des salles de spectacle.
Le risque dû au manque de visibilité s’aggrave du fait de la circulation automobile. Emportés par le flot des véhicules, nous fonçons vers des situations nouvelles à une allure que seuls les moyens mécaniques rendent possible. Susciter en nous ce sens animal du danger, que l’on éprouve quand on ne sait où se situer dans son environnement immédiat, n’est pas l’objectif des dessins d’Elizabeth Patterson. Au contraire, lorsqu’elle nous laisse soupçonner un péril tapi dans l’inconnu ou non identifié, elle nous aide à avancer vers son but réel : nous faire ressentir, en regardant d’un œil neuf ce qui nous entoure, ce frisson de tranquillité, cette puissante alliance d’exaltation et de paix que les philosophes des Lumières appelaient parfois le sublime.
Le sentiment de danger que nous inspire l’inconnu intensifie la beauté des dessins délicats d’Elizabeth Patterson et de leurs couleurs méticuleusement fondues. Inondés de lumière, les tons de sa palette sursaturée ont la séduction de l’artifice. Nous sommes aussi sous le charme de ces formes abstraites dont la danse emplit tout l’espace, de modestes dimensions au demeurant. L’artiste sait que la beauté n’est jamais plus grande qu’assortie d’une part de risque. Mais elle est trop fine pour donner dans la facilité et jeter de la poudre aux yeux, comme quand l’art contemporain choque pour choquer.
Subtiles transformations graphiques des photographies qu’elle prend à travers son pare-brise, ses dessins affûtent nos sens et stimulent nos capacités d’analyse. Cette suractivité cellulaire s’accompagne de manifestations typiques d’une montée d’adrénaline : cœur qui bat la chamade, souffle qui s’accélère, pic d’anxiété. Mais loin de rechercher ces chambardements biologiques – une pyrotechnie physiologique ! – dans le simple but de produire une excitation, Elizabeth Patterson poursuit une plongée dans la conscience. Dans la foulée des réactions exacerbées, ses superbes conjonctions d’abstraction et de figuration ouvrent la porte à des ressentis plus complexes et plus nuancés. Alors, le calme naît de la compréhension, la sérénité découle de la contemplation du beau dans ce qu’il y a de plus minime, de plus anecdotique : cette multitude de gouttes de pluie qui rebondissent sur la vitre en un nombre encore plus inconcevable de gouttelettes, microscopiques et imprévisibles miroirs du monde environnant.

David Pagel
Voir en toute clarté
Préface du catalogue publié à l’occasion de l’exposition (extrait)

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Elizabeth Patterson’s exquisitely rendered images push viewers away from the world around us only to draw us more deeply into it. That back-and-forth—between being immersed in one reality while, simultaneously, being apart from it—takes stunning shape in her recent works on paper, each of which depicts a Parisian street scene viewed through the windshield of an automobile in the midst of a hearty downpour. Patterson isn’t interested in gentle showers or light sprinkles: drawn to extremes, she goes to work only in rainstorms that soak you to the skin if you find yourself in them, with or without an umbrella. The sudden and ample volume of water descending from the clouds overhead makes vision difficult. It’s hard to know what you’re looking at when the rain gets between your surroundings and your eyeballs, blurring contours, distorting proportions and intensifying the impact of colors, many of which glisten and shimmer with more impact than usual and some of which shine like the spotlights of theatrical productions.
The danger implicit in not being able to see clearly is amplified by the presence of motorized vehicles, whose speeds take us places and put us in situations faster than is possible without such mechanical locomotion. The intimation of danger that human animals experience whenever we are uncertain of our body’s location in relation to its immediate environment is neither the goal nor the end point of Patterson’s pictures. Instead, the hint that trouble might be lurking in the unknown—or unrecognized—is a stepping stone on the path to what Patterson is really after: the thrill of tranquility we experience when we see our surroundings with fresh eyes—as if for the first time—with the charged mixture of excitement and calm that eighteenth century philosophers sometimes described as sublime. The possibility of danger, which comes with not knowing what you are looking at, intensifies the beauty of Patterson’s delicately drawn surfaces and meticulously dissolved colors, which are nothing if not lovely, primarily because of the light that drenches them but also because of the supersaturated palette of their unnaturally luscious tints and tones as well as the abstract shapes that dance and expand across their otherwise modest dimensions. Beauty is always better when it involves some kind of risk, and Patterson is no stranger to that simple fact. She is also too smart an artist to go in for the shortsighted gimmicks or flash-in-the-pan dramatics that turn so much contemporary art into a gratuitous exercise of indulging shock for its own sake.
Her sensitive renderings of what her camera captures when she focuses its lens on the windshield of the car she is riding in sharpen the senses and stimulate the analytical capacities of our cerebral cortexes. All of that cellular activity is often accompanied by a racing of the pulse, a quickening of breath, a rush of alertness and a spike in anxiety—physical reactions fueled by an increased volume of adrenalin in our systems. But rather than pursuing such physiological hullabaloo—or biological pyrotechnics—for the thrills they deliver, Patterson dives even deeper into human consciousness. Her gorgeous conflations of abstraction and representation make room for the more complex and nuanced experiences that occasionally follow hot on the heels of such amped-up reactions: the calm of understanding and the serenity of seeing magnificent beauty in the smallest, most incidental and inconceivably numerous of things—raindrops that fall onto windows, splashing and splattering into even more inconceivably unpredictable droplets, shapes and microscopic mirrors of the world around them.

David Pagel
Seeing Clearly
Preface to the catalogue published on the occasion of the exhibition (extract)

Oeuvres de l'exposition ( reproductions grand format )

Patterson  Patterson  Patterson
Place Vendôme, Paris, 2014
Crayon de couleur et solvant sur papier Strathmore Bristol Vellum
58,4 x 86,4 cm | 23 x 34 in
50,8 x 71,1 cm (à vue) | 20 x 28 in (image size)
 Boulevard de la Chapelle, Paris, 2015
Crayon de couleur sur papier Strathmore Bristol Vellum
61 x 63,5 cm | 24 x 25 in
45,7 x 50,8 cm (à vue) | 18 x 20 in (image size)
 Arc de Triomphe I, Paris, 2014
Crayon de couleur sur papier Strathmore Bristol Vellum
50,8 x 71,1 cm | 20 x 28 in
33 x 50,8 cm (à vue) | 13 x 20 in (image size)
Patterson  Patterson  Patterson
La Conciergerie, Paris, 2014
Crayon de couleur sur carton Strathmore
71,1 x 55,9 cm | 28 x 22 in
55,9 x 40,6 cm (à vue) | 22 x 16 in (image size)
 Rue du Faubourg-Montmartre, Paris, 2015
Crayon de couleur et solvant sur carton Strathmore
76,2 x 55,9 cm | 30 x 22 in
61 x 35,6 cm (à vue) | 24 x 14 in (image size)
 Place de la Concorde III, Paris, 2015
Crayon de couleur et solvant sur carton Strathmore
63,5 x 50,8 cm | 25 x 20 in
43,2 x 30,5 cm (à vue) | 17 x 12 in (image size)
Patterson  Patterson  Patterson
Quai des Tuileries, Paris, 2014
Crayon de couleur sur papier Strathmore Bristol Vellum
58,4 x 73,7 cm | 23 x 29 in
40,6 x 61 cm (à vue) | 16 x 24 in (image size)
 Eiffel Tower IV, Paris, 2015
Crayon de couleur et solvant sur carton Strathmore
45,7 x 63,5 cm | 18 x 25 in
25,4 x 45,7 cm (à vue) | 10 x 18 in (image size)
 Place de la Concorde I, Paris, 2015
Crayon de couleur sur carton Strathmore
45,7 x 71,1 cm | 18 x 28 in
30,5 x 55,9 cm (à vue) | 12 x 22 in (image size)
 Patterson  Patterson
Rue de Rivoli, Paris, 2014
Crayon de couleur et solvant sur carton Strathmore
63,5 x 86,4 cm | 25 x 34 in
45,7 x 71,1 cm (à vue) | 18 x 28 in (image size)
 Avenue Raymond-Poincaré, Paris, 2014
Crayon de couleur et solvant sur carton Strathmore
68,6 x 101,6 cm | 27 x 40 in
48,3 x 91,4 cm (à vue) | 19 x 36 in (image size)
 Place de la Concorde, Paris, 2015
Crayon de couleur et solvant sur carton Strathmore
71,1 x 101,6 cm | 28 x 40 in
50,8 x 91,4 cm (à vue) | 20 x 36 in (image size)

Publications

Patterson

Elizabeth Patterson

The Abstraction of Reality

Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Elizabeth Patterson, The Abstraction of Reality.
Exposition du 1er au 30 avril 2016.
Préface de David Pagel.
Catalogue bilingue (Français, Anglais). 68 pages. 26 reproductions en couleur.

CommanderPrix: 30 €.

Plus de détails sur cet artiste

Portrait E Patterson

Elizabeth Patterson

Vit et travaille à Los Angeles depuis 1979

Née en Pennsylvanie, Elizabeth Patterson étudie les Beaux-Arts au Minneapolis College of Art and Design. Très tôt reconnue pour son talent, elle voit sa carrière brutalement interrompue en 1984 quand elle perd l’usage de sa main lors d’un accident qui lui vaudra deux ans de traitements intensifs. Craignant de ne…

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