22 02 2012
Lundi de 14 h à 18 h 30. Mardi à vendredi : 10 h – 12 h 30 et 14 h – 18 h 30. Pendant les expositions, la galerie est ouverte le samedi.
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Wang Yan Cheng est né le 9 janvier 1960 dans la province du Guangdong, située à l’extrémité sud de la partie continentale de la Chine. Son père est cadre dirigeant d’une société pétrolière et sa mère, aujourd’hui décédée, directrice d’un hôpital. La famille vit quelques années à Canton avant de s’établir dans la province du Shandong.
Élève à l’École des Arts du Shandong de 1978 à 1981, il y acquiert une formation académique à l’art occidental dispensée notamment par des professeurs chinois revenus enseigner en Chine après avoir poursuivi la tradition du «Voyage en Occident» – et en particulier en France. Il est ensuite élève à l’Académie des Beaux-Arts du Shandong. Diplômé en 1985, il occupe l’année suivante un poste d’assistant.
De 1986 à 1989, il est chercheur à l’Académie centrale des Beaux-Arts de Chine à Pékin puis travaille pour le comité des Beaux-Arts et le bureau du 7e Art à Pékin. Avec l’Association des artistes chinois il participe à la première Foire d’art contemporain chinois qui a lieu à Pékin en 1989.
Sur invitation d’une relation professionnelle de son père, il n’a pas trente ans lorsqu’il vient pour la première fois en France en octobre 1989. Pendant un an il vit dans la région de Saint-Étienne, avant de gagner Paris. Il se souvient : «C’était la dèche. La langue que j’apprends aussi vite que possible, mais enfin il faut le temps. La solitude loin des miens… Je faisais des petits boulots : la calligraphie chinoise. Comme j’étais bon en art figuratif, je faisais des portraits à la commande. J’essayais d’imiter Ingres ! Ça permettait tout juste de vivre. Et de continuer de peindre, de tracer ma voie, d’approfondir mon style, de devenir enfin moi-même.» (in Wang Yan Cheng, Bernard Vasseur, Éditions Cercle d’Art, 2010)
Il partage désormais sa vie entre la France et la Chine où il retourne souvent. Nommé maître de conférence en 1992, il est depuis 1995 professeur invité de l’Académie des Beaux-Arts du Shandong ; de 1991 à 1993 il suit un cursus d’Arts plastiques à l’Université de Saint-Étienne.
Remarqué au Salon d’Automne 1996, un critique d’art l’invite à exposer dans le cadre de la Fondation Prince Albert II à Monaco où il reçoit le grand prix Prince Albert.
La même année, il est nommé secrétaire général de l’Association des artistes chinois dans le monde (World Chinese Artists). À partir de 1998 ses œuvres entrent dans les collections publiques chinoises (musée des Beaux-Arts de Shenzhen, musée des Beaux-Arts de Chine à Pékin, Opéra de Pékin…).
En 2002 il est vice-président de l’I.A.C.A. auprès de l’Association Internationale des Arts Plastiques de l’UNESCO, fondée pour stimuler la coopération culturelle internationale entre les artistes de tous les pays.
Dès 2003 la galerie Protée présente le travail de Wang Yan Cheng et lui consacre plusieurs expositions personnelles. Il devient membre du salon «Comparaisons» la même année puis est nommé vice-président (section Asie) en 2004.
Partageant toujours son temps entre la France et sa terre natale, il continue d’élargir ses liens institutionnels avec la Chine. En 2003 il est professeur invité de l’Académie des Beaux-Arts de Shanghai. Entre 2004 et 2006, il est invité au Diaoyutai State Guesthouse de Pékin (enceinte composée de seize maisons et de deux complexes d’architecture anciens, construite en 1958 par le gouvernement chinois afin d’accueillir les chefs d’État ou de gouvernements étrangers invités à prendre part au 10e anniversaire de la fondation de la République Populaire de Chine l’année suivante ; cette «pension d’état» est aujourd’hui un lieu de réunion important pour les chefs chinois) pour laquelle il réalise neuf tableaux.
En juillet 2006, Wang Yan Cheng est nommé chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres par le ministère de la Culture et de la Communication français.
En 2007 il réalise pour l’Opéra de Pékin un tableau de 2,30×6,60 mètres, Musique dans la nature. Paraît une monographie aux Éditions Cercle d’Art dans la collection Mise en lumière dirigée par Lydia Harambourg (textes de Lydia Harambourg et Dong Qiang, poète, critique et professeur à l’université de Pékin ; entretien avec Laurence Izern, directrice de la galerie Protée).
Le musée du Montparnasse expose en 2010 une sélection d’œuvres récentes qui sont ensuite montrées à Pékin.
Depuis 1993, Wang Yan Cheng a été présenté dans de nombreuses foires en France et à l’étranger, notamment par les galeries Protée et Trigano (Guangzhou, Hong-Kong, Singapour, Shanghai, Paris, Miami, Pékin, Gand, Abu Dhabi, Maastricht, Bologne).
Successeur incontestable de Zao Wou-Ki et Chu Teh-Chun, Wang Yan Cheng est devenu en quelques années le grand maître franco-chinois de l’abstraction lyrique.
Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Wang Yan Cheng, Peintures Récentes.
Exposition du 9 décembre 2011 au 14 janvier 2012.
Préface de Patrick Grainville.
Catalogue bilingue (Français, Anglais). 48 pages, 15 reproductions en couleur.
CommanderPrix: 20 €.
« L’erreur serait d’enfermer Wang Yan Cheng dans des oppositions traditionnelles, codées à l’excès. Certes Wang Yan Cheng risque de nous paraître Yin par son immersion dans la matière, ses concrétions et conglomérats fantastiques, sa profusion intarissable. Et il serait Yang puisque le fascine la couleur blanche plus lumineuse. Mais…
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22 02 2012
Lundi de 14 h à 18 h 30. Mardi à vendredi : 10 h – 12 h 30 et 14 h – 18 h 30. Pendant les expositions, la galerie est ouverte le samedi.
649583 visiteurs | Dernière mise à jour: 07 02 2012