25 07 2014

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Membre du Comité des galeries d'art

Jours et horaires d’ouverture

Le lundi de 14h00 à 18h30
Du mardi au vendredi, de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h30

Pendant les expositions, la galerie est ouverte le samedi de 14h00 à 18h30

Fermeture de la galerie pour les congés d’été le vendredi 25 juillet au soir
Réouverture le lundi 25 août à 13h30

Artiste

François Boisrond

Né à Boulogne-Billancourt en 1959

Du 10 mai au 30 juin 2012, la galerie Louis Carré & Cie présente l’exposition «François Boisrond. Par Passion».

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Repères biographiques

François Boisrond est né le 24 mars 1959 à Boulogne-Billancourt. Il est le fils des cinéastes Michel Boisrond et Annette Wademant.
Le chemin qui le mène à la peinture débute à l’école communale où il suit des cours dans des ateliers de peinture du soir.

En 1973, François Boisrond passe une année dans une pension anglaise du nord de Londres. La solitude et le milieu austère dans lequel il se retrouve contribuent à développer son goût pour la lecture et à enrichir sa vie intérieure.
Après son baccalauréat, il s’inscrit à la faculté de médecine dans le but de devenir psychiatre. Peu motivé, il abandonne rapidement la médecine et rentre à l’école Penninghen afin de préparer les concours d’entrée aux écoles d’art. Il est reçu à l’école nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris, en 1977.
Aux Arts décoratifs, il expérimente autant les techniques graphiques qu’audiovisuelles, comme la vidéo et le dessin d’animation. Il y rencontre Hervé Di Rosa qui lui présente Robert Combas et Louis Jammes. De multiples activités et des intérêts communs, pour l’Art brut et l’esthétique du «bad» d’une part, contre l’intellectualisme, le bon goût et la mode des graphismes trop soignés d’autre part, amènent chacun d’entre eux à produire des images issues de la culture des mass média, jetées avec spontanéité sur des supports variés.

En 1981, c’est en visitant un loft que vend Bernard Lamarche-Vadel que Michel Boisrond lui parle du travail de son fils. Par son intermédiaire, François Boisrond, accompagné de ses compères Robert Combas et Hervé Di Rosa, rencontre le critique d’art auquel tous trois montrent leurs travaux. Bernard Lamarche-Vadel organise à son domicile l’exposition très remarquée «Finir en beauté» à laquelle ils participent, avec Rémi Blanchard, Jean-Michel Alberolla, Jean-François Maurige, Jean-Charles Blais et Catherine Viollet. C’est à cette occasion que François Boisrond fait la connaissance de Michel Enrici et d’Hervé Perdriolle. L’exposition est reprise au mois d’octobre à l’espace des Blancs-Manteaux, sous le titre «To end in a believe of glory».

François Boisrond partage son premier atelier avec Hervé Di Rosa, rue Pierre-Sarrazin, à Paris dans le Ve arrondissement, dans les locaux de la société Flaze, dirigée par son frère Étienne Boisrond.

François Boisrond s’initie rapidement à la peinture grâce aux couleurs industrielles et par désir de travailler davantage les matières. Ses premiers travaux expérimentent le carton et le papier journal. Bien que la toile blanche demeure son support de prédilection, il peint à cette époque sur une grande diversité de supports, allant jusqu’à retenir des matières plastiques et synthétiques.
Fasciné par les univers de la bande dessinée, du cinéma et surtout de la télévision, il revendique une certaine simplicité iconographique. Il puise les sujets de sa peinture dans une mythologie personnelle où autoportraits, portraits de ses proches amis ou encore objets d’usage courant occupent une place privilégiée. Ses peintures présentent cette particularité de s’articuler en séquences, comparables à une série de photogrammes cinématographiques, associés les uns aux autres, sans toutefois qu’aucun sens ne préexiste, qu’aucune dimension narrative ne se vérifie.

C’est au cours de l’exposition présentée à la galerie Au Fond de la Cour à Paris, organisée par Jean de Loisy, que François Boisrond croise pour la première fois Hector Obalk, en 1981.
Cette même année, à l’occasion de sa première exposition personnelle en Suisse, il rencontre Pierre Keller qui sera à l’origine de plusieurs expositions et d’événements sur le sol helvétique et lui présentera de nombreux artistes, dont Jean Tinguely.

Sa première exposition personnelle à Paris a lieu chez Farideh Cadot en 1982.
Sur un projet initié par Hervé Perdriolle, François Boisrond crée avec Hervé Di Rosa une affiche pour «L’Art en sous-sol», une exposition réalisée par la fondation Bélier et les magasins Félix-Potin, en partenariat avec Metrobus : «Hormis les interventions sauvages des tagueurs dans le métro de New York, il n’y avait encore jamais eu à ma connaissance d’exposition d’artistes dans le métro. Ce serait la première exposition d’Art contemporain visible par plusieurs millions de personnes» (Hervé Perdriolle).
Trois œuvres différentes (conçues en tandem par Boisrond et Di Rosa, Blanchard et Combas ainsi que Rousse et Viollet) sont imprimées en 4×3 mètres et installées dans 250 stations de métro du 23 août au 4 septembre 1982. Un prix de la fondation Bélier sera attribué au tandem Boisrond et Di Rosa pour son affiche intitulée «À Paris…»
François Boisrond n’a jamais caché son admiration pour les affichistes tels que Villemot ou Savignac. Dès lors, il crée de nombreuses affiches pour des événements culturels ou des campagnes publicitaires. Pour ne citer que quelques exemples, il réalise l’affiche de l’année 1986 pour le Willi’s Bar de la rue des Petits-Champs à Paris. L’année suivante il crée l’affiche et une série d’objets (T-shirts, badges, etc.) pour le festival de jazz de Montreux, et conçoit le menu et la vaisselle du Petit Café de la fondation Cartier. En 1988, il réalise l’affiche du mois de la photo (dont il est membre du jury), en 1992 les couvertures des plans de la RATP, déclinées en une vingtaine de dessins, le logo du Sidaction en 1993, ou encore, en 1998, l’affiche du festival de jazz «Banlieues bleues» qu’il concevra trois années de suite.

L’année 1982 est aussi celle des premières expositions à New York. Otto Hahn met sur pied la manifestation «Statement one» qui réunit une vingtaine d’artistes français dans différentes galeries de New York et à laquelle participent Robert Combas et Rémy Blanchard, ce qui permet à Hervé Di Rosa et à François Boisrond de se greffer au projet. Ils exposent ensemble à la galerie Holly Solomon, «Four contemporary French Artists».
Lors de ce premier séjour à New York, François Boisrond rencontre Keith Haring, Kenny Scharf, Futura 2000 et Rammellzee, dont les peintures, inspirées des graffitis urbains, sont présentées dans les galeries de l’East Village et de Soho.

L’année 1983 est marquée par la première grande exposition muséale de la Figuration libre, «Blanchard, Boisrond, Combas, Di Rosa», présentée au Groninger Museum, à Groningue (Pays-Bas), une exposition itinérante en Grande-Bretagne, «New French Painting» (1983-1984) organisée par Jérôme Sans, et un deuxième voyage aux États-Unis. Une bourse attribuée par la Villa Médicis Hors les murs permet à François Boisrond et à Hervé Di Rosa de séjourner six mois à New York, où ils partagent un atelier à PS1. La galerie Annina Nosei présente sa première exposition personnelle à New York.
François Boisrond retourne aux États-Unis l’année suivante à l’occasion de l’exposition «French Spirit Today» organisée par l’AFAA et dont Jean-Louis Froment est le commissaire. Elle est présentée à la Fischer Art Gallery de Los Angeles et au musée d’Art contemporain de La Jolla. Il y reste quelques temps pour mener à bien avec Hervé Di Rosa le projet d’une peinture murale monumentale.
De retour en France, François Boisrond retrouve Keith Haring lors de la manifestation «Art et Sport» organisée par l’association Provisoire sur une proposition d’Hervé Perdriolle, dans le cadre des 24 Heures du Mans. «Le projet consistait à demander à Keith Haring et à François Boisrond de concevoir en amont de la manifestation des visuels déclinés en affiches, T-shirts, autocollants et badges, puis à se livrer à une compétition amicale de 24 heures de dessins non-stop en public dans un stand mis à la disposition des artistes au cœur du village» (Hervé Perdriolle).
À la fin de l’année, l’ARC organise au musée d’Art moderne de la Ville de Paris l’exposition «Figuration libre/France-USA» (peintures collectives avec Hervé Di Rosa, Keith Haring et trois autres graffitistes sur les murs du musée et à la station de métro Javel).

En 1985, il se rend au Japon en compagnie d’Hervé Di Rosa pour réaliser des peintures présentées lors d’un défilé de mode pour la Sogetsu-Kai Kan Foundation à Tokyo. Sa première exposition personnelle dans une institution publique est présentée au CAPC de Bordeaux, dirigé par Jean-Louis Froment. Sa première collaboration avec l’Atelier Franck Bordas donne lieu à l’exposition «Boisrond & Di Rosa».
Publié à l’occasion des expositions «Paintings», à la Wolf Schulz Gallery à San Francisco, et «Peintures 86-87», présentée à la galerie Beaubourg, François Boisrond. Sérieux, décontracté est le premier livre avec Hector Obalk.

En 1988, l’exposition «Paris si mon ami» à la galerie Beaubourg II, à Paris, marque un tournant important dans la peinture de François Boisrond : c’est sa première série sur Paris. C’est aussi la première fois qu’il réalise une suite de paysages urbains parisiens à partir de photographies qu’il a prises avec «un appareil de base, argentique».

En 1989, apparaissent les premières télévisions dans ses tableaux pour son exposition à la galerie Cirque Divers, à Liège en Belgique. Franck Bordas lui imprime des gabarits de télévisions vides, prêts à l’emploi, qu’il n’a plus qu’à remplir. De la même façon, il lui imprime des intérieurs de voitures pour peindre le paysage vu à travers un pare-brise et des panneaux publicitaires Decaux que François Boisrond utilise pour sa série du même nom.
Il réalise une fresque sur le mur pignon d’un immeuble situé à l’angle de la rue de l’Aqueduc et de la rue La Fayette à Paris : «une expérience physique sur un échafaudage à 20 mètres de haut !»
«C’est un monsieur jovial – sûrement pas parisien – portant costume-cravate, soulevant poliment son chapeau pour me saluer – décidément pas un Parigot – et découvrant ainsi surgissant de son crâne différents symboles de la capitale. À la place du cerveau, il y a la Seine, ses ponts, Notre-Dame, la place de la Concorde et l’Assemblée nationale, la tour Eiffel et la tour Montparnasse. Le tout sur l’équivalent de quatre étages, intitulée “Paris dans la tête”, la fresque a été peinte en 1989» (Harry Bellet, extrait du texte «Les embarras de Paris», publié dans la monographie François Boisrond, Arles, Actes Sud, 2012).

Son style continue d’évoluer. Dans l’exposition «En transparence» présentée à la galerie Beaubourg en 1992, «François Boisrond superpose de manière complexe deux images. L’une tirée des mythes populaires ou des jouets de sa collection, lui sert de symbole ; elle est généralement au premier plan. L’autre, tirée d’une image personnelle, plus intime, vient en écho de la première. L’une inspire l’autre» (propos inspirés de l’ouvrage Bête comme un vrai peintre, Hector Obalk, Paris, La Différence, 1996)
Avec la collaboration de la mairie du XIIIe arrondissement et grâce à Daniel Mallerin des éditions Le Dernier Terrain Vague, il réalise en 1993 le projet «Paris-Ci, roulottes place d’Italie» : six roulottes de chantier sont installées dans le square de la place d’Italie et aménagées en cabinets de dessin (publication de François Boisrond Paris-Ci aux éditions Le Dernier Terrain Vague, 1993 ; introduction de Otto Hahn, texte de Rosita Boisseau).

Naissance de sa fille Marion, le 18 février 1993.

Dès 1988, François Boisrond prend l’habitude chaque année de traverser la France en vélo. Grâce à Franck Bordas, il réalise, en 1994, une série de lithographies, regroupées dans un livre coffret Le Voyage à vélo qui est présenté au Saga (Salon des arts graphiques actuels) l’année suivante.
En 1995, la Fondation de France parraine des projets liant des artistes et des petites communes. Sur l’initiative de Jean-Marie Bénézet, il crée une cinquantaine de panneaux pour signaler les commerces et les institutions du village du Cailar, réalisation suivie de l’exposition «François Boisrond signale Le Cailar», salle Léon-Pasquier, organisée par Jean-Marie Bénézet.
Il participe en tant qu’acteur au court métrage de Sébastien Nahon, Hollywood. C’est à cette occasion qu’il rencontre Myriem Roussel qui interprète le rôle féminin.
La fondation d’entreprise Coprim à Paris, dirigée par Nathalie Gaillard, présente sa première exposition rétrospective, «Petits riens et presque tout».

En 1997, sur l’invitation de Pierre Keller, François Boisrond devient professeur à l’École cantonale d’art de Lausanne, l’ECAL, où il enseigne pendant quatre ans.
Il commence ses premières peintures sur le thème des expositions d’Art contemporain. C’est par la visite de la Biennale de Lyon avec Hector Obalk que débute cette série. Ses peintures sont exposées en 2005 à la galerie IUFM Confluence(s) à Lyon («De trois Biennales»), puis à Art Paris, sur le stand de la galerie Nathalie Gaillard.
L’idée est la remise à jour d’un sujet, «Vues de musée», traité au XVIIIe siècle par les peintres Hubert Robert et Giovanni Paolo Panini, et par Léopold Boilly au XIXe siècle.

En 1998, François Boisrond passe un mois à Fukuoka au Japon. Il réalise sur place une peinture monumentale pour la Biennale de Fukuoka. La ville met à sa disposition un atelier. Cette totale immersion dans la vie japonaise reste pour lui un souvenir important.
Il effectue au cours de différents séjours à Opio une série de céramiques chez Hans Spinner, elles seront exposées au château Notre-Dame-des-Fleurs à Vence.

En 1999, François Boisrond opère un nouveau changement de style dans sa peinture, qui se manifeste par l’abandon du style signalétique et une recherche plus fine des couleurs. L’exposition «À partir d’aujourd’hui» présentée à la galerie Rachlin-Lemarié Beaubourg se veut assez «naturaliste», selon ses mots. Ce changement coïncide avec l’utilisation de la peinture à l’huile, celle d’un appareil photo numérique et le fait de peindre d’après son écran.
Cette même année, il est nommé professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Cela le conduira à une réflexion sur sa pratique de la peinture mais aussi à produire de manière moins frénétique.

François Boisrond participe en 2000 à l’exposition «La Beauté en Avignon», organisée par Jean de Loisy, avec un projet qu’il réalise en collaboration avec sa femme Myriem Roussel. Elle aménage un jardin de mauvaises herbes dans une friche industrielle alors qu’il peint des fresques à la bombe.

En 2003, il fait un voyage en Inde avec ses étudiants, à Chennai, qui a pour thème «Les studios de cinéma». Il réalise un court-métrage durant ce voyage.
Un autre voyage, à Manille, est organisé en 2010 avec des étudiants. Rencontres avec l’école d’art de Manille et un groupe d’artistes autour de Manuel Ocampo.
En 2006, à l’occasion de l’ouverture du Mudam à Luxembourg, Marie-Claude Beaud, qui a vu la série des Biennales, lui demande de réaliser une série de tableaux pour témoigner en peinture de l’exposition inaugurale du musée («Eldorado»). Durant trois mois (avant et après l’ouverture), il fait du musée son atelier, travaille sur place, quotidiennement, et réalise une vingtaine de tableaux. En 2007, «Mudam ouvre-toi» présente les séries de dessins et peintures réalisées in situ.
C’est pour lui une formidable expérience qu’il renouvelle à Berlin pour l’exposition «Peintures / Malerei» organisée au Martin-Gropius-Bau par Laurent Le Bon. Il reste à Berlin durant trois semaines et réalise quatre peintures sur les différentes étapes de l’exposition : Commissariat, Transport, Accrochage, Vernissage.
Il réitère une troisième fois en 2007 pour les trente ans du centre Georges-Pompidou où il crée six toiles sur le nouvel accrochage. Il installe un atelier avec une tente d’alpiniste dans une salle du musée. Son idée est de vivre sur place pendant le temps que prendra la réalisation des tableaux. Hélas, pour des raisons de sécurité, on ne le laissera jamais y dormir, «Juste une petite sieste le mardi…»
Il commence la série Passion, «en n’ayant pas encore les moyens de mes ambitions !» comme il le souligne aujourd’hui.
En 2011, François Boisrond intègre le Nouvel atelier du Bateau-Lavoir. Première présentation de la série Passion en cours d’exécution durant la 10e édition des Nuits Blanches. Il peint une toile devant les visiteurs. Un bout à bout du film Passion de Jean-Luc Godard est projeté pendant la performance ; les autres toiles sont exposées à même le sol.
La première grande rétrospective de son œuvre a lieu au musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables-d’Olonne du 17 mars au 17 juin 2012. L’exposition sera ensuite présentée à la Seyne-sur-Mer, Villa Tamaris (7 juillet-16 septembre), puis à Saint-Gratien, Espace Jacques Villeglé (4 octobre-8 décembre). Une importante monographie est publiée chez Actes Sud à cette occasion.
Du 10 mai au 30 juin 2012, la galerie Louis Carré & Cie présente l’exposition «François Boisrond. Par Passion».

Il puise les sujets de sa peinture dans une mythologie personnelle où autoportraits, portraits de ses proches amis ou encore objets d’usage courant occupent une place privilégiée.

Oeuvres ( reproductions grand format )

   
L'Entrée des croisés à Constantinople
2011
Acrylique sur toile
220 x 267 cm
 Gestes
2011-2012
Acrylique sur toile
220 x 240 cm
 Jeune fille nue assise au bord d'un bassin
2012
Acrylique sur toile
98 x 130 cm
   
La Petite Baigneuse I
2009
Huile sur toile
220 x 240 cm
 La Petite Baigneuse II
2011
Huile sur toile
138 x 135 cm
 La Petite Baigneuse III
2011
Huile sur toile
76 x 69 cm
   
Dos 00:32:38:05
2010
Huile sur toile
65 x 50 cm
 Dos 00:32:43:25
2012
Acrylique sur toile
81 x 65 cm
 Dos 00:32:44:14
2012
Acrylique sur toile
81 x 65 cm

Publications

Catalogue François Boisrond

François Boisrond

Par Passion

Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition François Boisrond, Par Passion.
Exposition du 11 mai au 30 juin 2012.
Préface de Jacques Aumont.
Catalogue bilingue (Français, Anglais). 72 pages. 14 reproductions en couleur.

CommanderPrix: 20 €.

Exposition à la galerie

Du 11 mai au 30 juin 2012

François Boisrond

Par Passion

Passer de la peinture au cinéma est une gageure, si tentante que d’innombrables cinéastes s’y sont risqués, avec des bonheurs divers. Godard a eu l’intelligence de comprendre que la citation brute, telle quelle, était rarement intéressante, et qu’il était bien plus fécond – même en s’inspirant de tableaux finis depuis…

Artistes

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Artiste

Elizabeth Patterson

Vit et travaille à Los Angeles depuis 1979

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Repères biographiques

Native de Pennsylvanie (USA), Elizabeth Patterson s’installe dans la région de Los Angeles en 1979 après l’obtention de sa licence de Beaux-Arts au Minneapolis College of Art and Design. Elle travaille selon différents styles et techniques avec toutefois une forte propension à l’utilisation du graphite et du crayon de couleur. Très tôt reconnue par la profession, sa carrière artistique s’arrête brusquement en 1984. Grièvement blessée par une presse typographique, elle perd complètement l’usage de la main avec laquelle elle dessine. Sous traitement médical intensif durant deux ans, Elizabeth Patterson ne sait alors pas si elle pourra à nouveau dessiner. Elle met de côté ses travaux artistiques et se lance dans un parcours professionnel tout autre.
En 1986, à l’occasion d’un séjour à Hawaï, Elizabeth Patterson fait de la plongée sous-marine. Très impressionnée par la splendeur du monde sous-marin, elle est loin de se douter que les impressions visuelles issues de cette expérience resteront ancrées dans sa mémoire pour remonter bien des années plus tard et lui inspirer des dessins au crayon de couleur.

Treize ans après ce voyage, alors que sa compagne l’encourage à renouer avec sa carrière artistique, elle est surprise de découvrir que son don pour le dessin n’a pas été affecté par cette douloureuse blessure. Il en résulte une série de dessins aquatiques impressionnants qui la font renouer avec le monde de la création. Dès lors, elle continue d’élargir ses thèmes et ses sujets, faisant preuve d’une admirable maîtrise du dessin au graphite et au crayon de couleur. Son travail est rapidement salué par la critique et lui vaut plusieurs prix, notamment le prestigieux honneur de signer ses œuvres de son nom suivi des initiales CPSA, Colored Pencil Society of America.
Aux États-Unis, Elizabeth Patterson est représentée par Louis Stern Fine Arts, West Hollywood.
Pour plus d’informations

Oeuvres ( reproductions grand format )

Patterson  Patterson  Patterson
Beverly Glen Boulevard, 5PM II
2008
Graphite, crayon de couleur et solvant sur carton
45,7 x 58,4 cm
 Ventura Blvd at Laurel Terrace, 6PM
2009
Graphite, crayon de couleur et solvant sur papier Strathmore
45,7 x 73,7 cm
 Sunset Boulevard II, Los Angeles
2010
Crayon de couleur et solvant sur papier Strathmore
38,1 x 58,4 cm
Patterson  Patterson  Patterson
Magazine Street II, New Orleans
2011
Crayon de couleur et solvant sur papier Strathmore
58,4 x 83,8 cm
 Mulholland Drive IX
2010
Crayon de couleur, mine de plomb et graphite sur papier Strathmore
53,34 x 81,28 cm
 Highway 49, San Andreas
2011
Crayon de couleur et solvant sur papier Strathmore
66 x 101,6 cm
Patterson  Patterson  Patterson
Broadway Street, Los Angeles
2011
Crayon de couleur et solvant sur papier Strathmore
45,7 x 58,4 cm
 Mulholland Drive XII
2011
Graphite, crayon de couleur et solvant sur papier Strathmore
58,4 x 83,8 cm
 Canal Street, New Orleans
2011
Crayon de couleur et solvant sur papier Strathmore
76,2 x 101,6 cm

Exposition à la galerie

Patterson

Du 27 janvier au 3 mars 2012

Elizabeth Patterson

Imagining the rain

La galerie Louis Carré présente en collaboration avec Louis Stern Fine Arts (West Hollywood, USA) un ensemble d’œuvres sur papier (crayon de couleur et graphite) de la série Rainscapes : «Ma série la plus récente est née de l’observation des motifs créés par l’eau ruisselante et le reflet des éclairages…

Artistes

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Artiste

Wang Yan Cheng

Né en Chine (province du Guangdong) en 1960

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Repères biographiques

Wang Yan Cheng est né le 9 janvier 1960 dans la province du Guangdong, située à l’extrémité sud de la partie continentale de la Chine. Son père est cadre dirigeant d’une société pétrolière et sa mère, aujourd’hui décédée, était directrice d’un hôpital. La famille vit quelques années à Canton avant de s’établir dans la province du Shandong.
Élève à l’École des arts du Shandong de 1978 à 1981, il y acquiert une formation académique à l’art occidental, dispensée notamment par des professeurs chinois revenus enseigner en Chine après avoir poursuivi la tradition du « voyage en
Occident » – et en particulier en France. Il est ensuite élève à l’Académie des beaux-arts du Shandong. Diplômé en 1985, il occupe l’année suivante un poste d’assistant.
De 1986 à 1989, il est chercheur à l’Académie centrale des beaux-arts de Chine, à Pékin, puis travaille pour le comité des Beaux-Arts et le bureau du 7e art à Pékin. Avec l’Association des artistes chinois, il participe à la première foire d’Art contemporain chinois qui a lieu à Pékin en 1989.
Sur invitation d’une relation professionnelle de son père, il n’a pas trente ans lorsqu’il vient pour la première fois en France, en octobre 1989. Pendant un an, il vit dans la région de Saint-Étienne, avant de gagner Paris. Il se souvient : « C’était la dèche. La langue que j’apprends aussi vite que possible, mais enfin il faut le temps. La solitude loin des miens… Je faisais des petits boulots : la calligraphie chinoise. Comme j’étais bon en art figuratif, je faisais des portraits à la commande. J’essayais d’imiter Ingres ! Ça permettait tout juste de vivre. Et de continuer de peindre, de tracer ma voie, d’approfondir mon style, de devenir enfin moi-même. » (in Wang Yan Cheng, Bernard Vasseur, éditions Cercle d’Art, 2010)

Il partage désormais sa vie entre la France et la Chine où il retourne souvent. Nommé maître de conférence en 1992, il est depuis 1995 professeur invité de l’Académie des beaux-arts du Shandong ; de 1991 à 1993 il suit un cursus d’arts plastiques à l’université de Saint-Étienne.
Remarqué au Salon d’automne de 1996, un critique d’art l’invite à exposer dans le cadre de la fondation Prince-Albert II à Monaco où il reçoit le grand prix Prince-Albert.
La même année, il est nommé secrétaire général de l’Association des artistes chinois dans le monde (World Chinese Artists). À partir de 1998, ses œuvres entrent dans les collections publiques chinoises (musée des Beaux-Arts de Shenzhen, musée des Beaux-Arts de Chine à Pékin, Opéra de Pékin…).
En 2002 il est vice-président de l’IACA auprès de l’Association internationale des arts plastiques de l’UNESCO, fondée pour stimuler la coopération culturelle internationale entre les artistes de tous les pays.

Dès 2003, la galerie Protée présente le travail de Wang Yan Cheng et lui consacre plusieurs expositions personnelles. Il devient membre du salon Comparaisons la même année puis est nommé vice-président (section Asie) en 2004.
Partageant toujours son temps entre la France et sa terre natale, il continue d’élargir ses liens institutionnels avec la Chine. En 2003, il est professeur invité de l’Académie des beaux-arts de Shanghai. Entre 2004 et 2006, il est invité au Diaoyutai State Guesthouse de Pékin (enceinte composée de seize maisons et de deux complexes anciens d’architecture, construite en 1958 par le gouvernement chinois afin d’accueillir les chefs d’État ou de gouvernements étrangers invités à prendre part au 10e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine l’année suivante ; cette
« pension d’état » est aujourd’hui un lieu de réunion important pour les dirigeants chinois) pour laquelle il réalise neuf tableaux.
En juillet 2006, Wang Yan Cheng est nommé chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres par le ministère de la Culture et de la Communication français.
En 2007 il réalise pour l’Opéra de Pékin un tableau de 2,30×6,60 mètres, Musique dans la nature. Paraît une monographie aux éditions Cercle d’Art dans la collection Mise en lumière dirigée par Lydia Harambourg (textes de Lydia Harambourg et de Dong Qiang, poète, critique et professeur à l’université de Pékin ; entretien avec Laurence Izern, directrice de la galerie Protée).
Le musée du Montparnasse expose en 2010 une sélection d’œuvres récentes qui sont ensuite montrées à Pékin. Du 9 décembre 2011 au 14 janvier 2012, il expose pour la première fois à la galerie Louis Carré & Cie. Un catalogue avec une préface de Patrick Grainville, Wang Yan Cheng : La Vraie Vie, est publié à l’occasion de l’exposition.
En juillet 2013, Wang Yan Cheng est élevé au grade d’officier dans l’ordre des Arts et des Lettres. Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré lui remet sa décoration à l’occasion d’une cérémonie qui a lieu le jeudi 12 décembre 2013 dans les salons du Conseil constitutionnel.

Depuis 1993, Wang Yan Cheng a été présenté dans de nombreuses foires en France et à l’étranger, notamment par les galeries Protée et Trigano (Guangzhou, Hong-Kong, Singapour, Shanghai, Paris, Miami, Pékin, Gand, Abu Dhabi, Maastricht, Bologne).
Successeur incontestable de Zao Wou-Ki et Chu Teh-Chun, Wang Yan Cheng est devenu en quelques années le grand maître franco-chinois de l’abstraction lyrique.

Oeuvres ( reproductions grand format )

Wang Yan Cheng  Wang Yan Cheng  Wang Yan Cheng
Sans titre
2013
Huile sur toile
150 x 180 cm
 Sans titre
2013
Huile sur toile
150 x 150 cm
 Sans titre
2013
Huile sur toile
150 x 150 cm
Wang Yan Cheng  Wang Yan Cheng  
Sans titre
2013
Huile sur toile
180 x 150 cm
 Sans titre
2013
Huile sur toile
150 x 180 cm
 Sans titre
2013
Huile sur toile
200 x 200 cm
Wang Yan Cheng  Wang Yan Cheng  Wang Yan Cheng
Sans titre
2011
Huile sur toile
150 x 180 cm
 Sans titre
2011
Huile sur toile
150 x 150 cm
 Sans titre
2011
Huile sur toile
150 x 150 cm
Wang Yan Cheng  Wang Yan Cheng  Wang Yan Cheng
Sans titre
2011
Huile sur toile
100 x 100 cm
 Sans titre
2011
Huile sur toile
200 x 230 cm
 Sans titre
2011
Huile sur toile
100 x 100 cm

Publications

Couverture catalogue WYC

Wang Yan Cheng

Peintures récentes

Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Wang Yan Cheng, Peintures récentes.
Exposition du 21 février au 22 mars 2014.
Préface de Zhong Cheng.
Catalogue trilingue (Français, Anglais, Chinois). 48 pages. 14 reproductions en couleur.

CommanderPrix: 20 €.

Catalogue Wang Yan Cheng

Wang Yan Cheng

Peintures récentes

Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Wang Yan Cheng, Peintures Récentes.
Exposition du 9 décembre 2011 au 14 janvier 2012.
Préface de Patrick Grainville.
Catalogue bilingue (Français, Anglais). 48 pages. 15 reproductions en couleur.

CommanderPrix: 20 €.

Exposition à la galerie

Wang Yan Cheng

Du 21 février au 22 mars 2014

Wang Yan Cheng

Peintures récentes

De nombreux poids lourds de la scène artistique chinoise contemporaine sont entrés dans l’arène de l’histoire en 1980, à la faveur d’une exposition nationale de jeunes talents organisée à Pékin. Ma première rencontre avec Wang Yan Cheng remonte à cette grande manifestation, il y a plusieurs dizaines d’années. À peine…

Wang Yan Cheng

Du 9 décembre 2011 au 14 janvier 2012

Wang Yan Cheng

Peintures récentes

« L’erreur serait d’enfermer Wang Yan Cheng dans des oppositions traditionnelles, codées à l’excès. Certes Wang Yan Cheng risque de nous paraître Yin par son immersion dans la matière, ses concrétions et conglomérats fantastiques, sa profusion intarissable. Et il serait Yang puisque le fascine la couleur blanche plus lumineuse. Mais…

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Artiste

Gaston Chaissac

Né à Avallon le 13 août 1910

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Repères biographiques

Gaston Chaissac naît le 13 août 1910 à Avallon (Yonne). Dernier né d’une famille de quatre enfants et de santé fragile, il a une enfance solitaire. De treize à quinze ans, il exerce divers apprentissages de marmiton, commis quincaillier, bourrelier. En 1926, il part vivre avec sa mère chez sa sœur aînée, postière à Villapourçon (Morvan). Très attaché à sa ville natale, il supporte mal ce premier déménagement.
1931 est une année douloureuse pour Chaissac, avec d’abord le décès de sa mère puis le mariage de sa sœur ; n’ayant aucune affinité avec son beau-frère, la cohabitation avec le couple est difficile. Pendant cinq années, habitant tantôt chez son frère à Paris, tantôt chez sa sœur à Villapourçon, il multiplie les petits boulots : fabricant de brosses à domicile, cordonnier, employé d’une marchande foraine.
En 1934, il tente sa chance à Paris où son frère lui a trouvé une minuscule échoppe près de la rue Mouffetard. Le manque de clientèle l’amène très rapidement à abandonner son commerce et c’est le retour forcé à Villapourçon.
Retour à Paris en 1937. Hébergé chez son frère, il rencontre le peintre Otto Freundlich et sa compagne Jeanne Kosnick-Kloss qui habitent un atelier dans la cour de l’immeuble. Intéressés par ce jeune voisin dont ils ont remarqué les dons exceptionnels, ils lui offrent des crayons et du papier, l’encouragent à travailler. Chaissac prend conscience de son désir et de ses capacités à créer.
Obligé de quitter le foyer de son frère à la suite de graves désaccords (leurs relations vont s’interrompre définitivement), il tombe sérieusement malade. Il est hospitalisé à l’hospice de Nanterre où il reste six mois. Il y supporte mal la promiscuité et les moqueries de ses compagnons. Grâce à l’intervention d’une infirmière amie de la famille, il est admis en 1938, sur le diagnostic d’un début de tuberculose fibreuse, au sanatorium d’Arnières près d’Évreux. Dans une ambiance plus sereine, auprès de médecins qui s’intéressent à la peinture et aux œuvres de leurs malades, avec l’aide que lui apportent Otto Freundlich, Jeanne Kosnick-Kloss, Albert Gleizes et sa femme, Chaissac continue de peindre et de dessiner. Ils organisent pour lui une exposition personnelle à Paris, galerie Gerbo, en décembre.
Le 13 mai 1939, il est considéré comme guéri et transféré au centre de rééducation de Clairvivre en Dordogne. Il travaille à l’atelier de cordonnerie et continue à peindre. Il rencontre sa future femme, Camille Guibert.
Dès 1940, Chaissac entretient une correspondance abondante avec les Gleizes qui deviennent ses principaux appuis jusqu’en 1942. En mai, départ pour Saint-Rémy-de-Provence où il travaille dans un atelier de bourrellerie. Chaissac passe des heures dans l’atelier de Gleizes à le regarder travailler, à feuilleter des catalogues d’exposition, des livres. Dans son salon, il rencontre des artistes et des intellectuels de renom : Charles et Marie Mauron, Aimé Maeght, Lanza del Vasto, André Lhote et André Bloc, autant de personnages importants pour sa carrière future. Une lettre de Camille Guibert lui apprend sa future paternité. Au mois d’octobre, le couple décide de s’installer en Vendée à Vix, chez les parents de Camille, où ils se marient. Leur fille Annie naît en décembre.

En 1943, Camille est nommée institutrice à Boulogne (Vendée), où le couple s’installe. Chaissac s’occupe de sa fille, des travaux du jardin et de la maison et se consacre à la peinture, notamment à la peinture à l’huile.
En mars-avril 1944, Chaissac est présent au Salon des Indépendants (auquel il avait déjà participé en 1940). C’est à cette occasion que débute son amitié avec Raymond Queneau et que s’établit une relation épistolaire. Les lettres de Chaissac étonnent, amusent et circulent de main en main dans le milieu de La Nouvelle Revue Française. Premières peintures à l’huile. 1947, exposition personnelle à la galerie L’Arc-en-Ciel à Paris, organisée par Paulhan et Dubuffet qui écrit la préface du catalogue. Rencontre Anatole Jakovsky et Louis Cattiaux ; correspondance avec André Breton et Camille Bryen. Dessins à l’encre de Chine.
À l’automne 1948, la famille Chaissac s’installe à Sainte-Florence-de-l’Oie (Vendée) où Chaissac continue à travailler malgré l’hostilité et les sarcasmes de ses concitoyens et une santé de plus en plus précaire. Il lit beaucoup et se tient au courant de l’activité artistique. Importante correspondance. Assemblages de vieilles souches, sculptures naturelles.
En 1949, il entreprend des tableaux de grand format qu’il signe « Chaissac le fumiste » et commence sa série de dessins à base d’écritures. Apparition des premiers tableaux « abstraits » qui représentent des bouquets pour la plupart.
Les éditions Gallimard publient en 1951 Hippobosque au Bocage, sélection de lettres et poèmes adressés à Dubuffet, L’Anselme, Tapié, Paulhan, Queneau et Giraud entre 1946 et 1948.
1953/1954, premiers collages de papiers déchirés. Début des chroniques à la Nouvelle Revue Française.
En 1956, il séjourne à Vence chez Dubuffet, mais cette rencontre est une déception pour les deux hommes. Ni l’un ni l’autre n’en conservera un bon souvenir et Chaissac rentrera à Sainte-Florence particulièrement déprimé.
À partir de 1959, sa santé se détériore progressivement. Il travaille sur des petits supports, notamment une série d’huiles gouachées sur carton ondulé et une série d’aquarelles et gouaches aux thèmes bibliques. Il réalise ses premiers totems.
1960 est l’année où les galeries commencent à s’intéresser sérieusement à son travail, mais ce début de reconnaissance décuple sa méfiance à l’égard des milieux de l’art.
L’école de Sainte-Florence doit fermer en 1961 forçant les Chaissac à retourner à Vix où ils s’installent définitivement. Grands collages à partir d’échantillons de papiers de tapisserie.
En 1964, il bénéficie désormais d’une consécration internationale. Deux expositions sont organisées aux États-Unis, l’une chez Cordier et Ekström à New York, l’autre à Minneapolis.
Peu avant sa mort, la télévision allemande vient tourner un film de quelques minutes dans le cadre d’un reportage sur le livre de Gilles Ehrmann Les Inspirés et leurs demeures, paru en 1962 (préface d’André Breton ; texte de Benjamin Péret).
Hospitalisé à la fin de l’été, il meurt le 7 novembre à l’hôpital de la Roche-sur-Yon.

Retour à Paris en 1937. Hébergé chez son frère, il rencontre le peintre Otto Freundlich et sa compagne Jeanne Kosnick-Kloss.

Oeuvres ( reproductions grand format )

Chaissac  Chaissac  Chaissac
Composition abstraite
1951
Huile sur papier marouflé sur toile
63,5 x 48,5 cm
 Paysage nocture
1959
Huile sur carton ondulé
30,5 x 24 cm
 Composition
1959
Huile sur carton ondulé
34,3 x 17,7 cm
Chaissac  Chaissac  Chaissac
Composition à une tête
1953
Encre de Chine sur carton imprimé
24 x 19,5 cm
 Composition
1963
Encre de Chine sur papier
50,3 x 65 cm
 Composition à un personnage
1963
Gouache et collage de papiers peints sur papier
65 x 49,5 cm
Chaissac  Chaissac  Chaissac
Yvon le Baugeur
1948-1950
Huile sur papier marouflé sur toile
65 x 50 cm
 Personnage féminin à deux têtes
1949
Encre de Chine sur papier
27 x 20,5 cm
 Sans titre
1947
Gouache sur papier
49 x 63 cm
Chaissac  Chaissac  Chaissac
Composition à la voiturette
1948
Encre de Chine sur papier
16,5 x 22,2 cm
 Personnage fait à Boulogne
1947
Huile sur carton marouflé sur toile
65 x 50 cm
 Forme rose aux yeux ronds
1938
Gouache sur papier
17 x 22 cm
Chaissac  Chaissac  Chaissac
Forme aux yeux ronds
1938
Encre de Chine sur papier
16,8 x 22 cm
 Homme aux bras écartés
1947
Gouache sur papier
62 x 48 cm
 Composition abstraite
1950-1951
Huile sur papier marouflé sur toile
65 x 50 cm

Publications

Catalogue Chaissac

Gaston Chaissac

1940/1950

Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Gaston Chaissac, 1940/1950.
Exposition du 14 octobre au 19 novembre 2011.
Préface de Claude Allemand.
Catalogue bilingue (Français, Anglais). 104 pages. 48 reproductions en couleur.

CommanderPrix: 20 €.

Exposition à la galerie

Chaissac

Du 14 octobre au 19 novembre 2011

Gaston Chaissac

1940/1950

Hors des sentiers battus, poussé par un impérieux besoin, Chaissac crée avec autant de facilité qu’il respire : des visages asymétriques, aigus, des personnages dégingandés, des bonshommes un peu naïfs, des motifs abstraits, utilisant les rares matériaux dont il dispose comme l’encre violette, la gouache, la craie d’écolier délayée, le…

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Artiste

Piet Moget

Né à La Haye en 1928

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Repères biographiques

Piet Moget est né le 28 mai 1928 à La Haye. Bien que fils unique, il fait partie d’une communauté importante. Sa mère est l’aînée de onze enfants et son père est également issu d’une famille nombreuse. Il vit dans un milieu familial modeste, solidement structuré où la notion d’art est très présente.

À l’âge de huit ans, il joue de l’accordéon et s’immerge dans la peinture (il peint des assiettes en guise de cadeaux de Noël).

En 1937-38, il fait la connaissance du peintre Jan Blockpoel qui travaille dans la tradition de l’École de La Haye proche de celle de Barbizon. Il sera son premier maître. Piet l’accompagne dans ses déplacements sur le motif, portant ses couleurs. Il observe, peint lui-même.

En 1941, à force de rôder autour de l’école des Beaux-Arts de la Princessengracht et à la suite de diverses démarches il est admis, à l’âge de 13 ans, aux cours libres, parmi des adultes. Il est le premier élève admis si jeune. L’enseignement est académique et les professeurs sont tournés vers la peinture de l’École de La Haye. Piet Moget fréquente le Gemeente Museum où il voit des peintures de Mondrian. En 1941-42, accompagné de sa mère, il voit une exposition de Jan Sluijters où dit-il, Il verra ce que l’on peut faire avec la lumière.

Il vend sa première toile, La Rue, lors d’une exposition à Voorburg en août 1942.

Durant les années de guerre, Piet Moget travaille dans la tradition hollandaise, sous l’influence de l’École de La Haye. Il s’essaie à plusieurs techniques : peinture à l’huile, aquarelle, dessin au crayon et au fusain. Il expérimente la couleur, allégeant progressivement sa palette vers des tons plus irisés ou s’essayant à des couleurs plus franches et plus contrastées. Il peint la réalité des paysages hollandais, ceux-là même décrits par les maîtres du Siècle d’or.
À la fin de la guerre, il voyage en Europe, notamment en France où il séjourne pendant six mois.

À l’automne 1946, il entre à l’école des Beaux-Arts de La Haye. Il a comme professeurs Madame Giacometti qui lui enseigne l’histoire de l’Art, Paul Citroën, lié à Dada, au Bauhaus et au Blaue Reiter, Drayer qui est dans la lignée de la Nouvelle Objectivité. Piet Moget ne sera pas influencé par ces courants ni par le cubisme. En revanche il est attiré par Monet et surtout Pissaro comme le montreront les peintures réalisées à Saint-Rémy-de-Provence lors d’un séjour en 1948. Il fonde, en 1947, avec d’autres étudiants, le Contakt Groep qui organise des expositions, des débats d’idées, des discussions sur l’art, la poésie, la littérature et la politique.

En 1947, il séjourne à Port-de-Bouc dans les Bouches-du-Rhône puis découvre la lumière du Languedoc et de la Catalogne. Il visite la région narbonnaise, les étangs de Sigean et Port-la-Nouvelle.
1947 est aussi marquée par un événement déterminant dans la vie et le travail pictural de Piet Moget. En février est présentée au Gemeente Museum de La Haye l’exposition «De Bonnard à nos jours» où il découvre un tableau de Geer van Velde, La Méditerranée, peint l’année précédente. La peinture l’impressionne profondément : Cette œuvre apport(ait) un message d’espoir et de sérénité.

En 1948, il voyage en Provence. Moget, en quête de lumière et d’effet de transparence, semble rechercher inspiration et modèle dans l’impressionnisme.
Il porte déjà un intérêt particulier pour le thème du quai, du canal (qui deviendra majeur à la maturité), des étendues liquides.

En 1951, il épouse le peintre Mary Schallenberg, amie d’enfance et des Beaux-Arts. Il partent en Suède travailler et exposer.

1952, ils s’installent définitivement en France à Port-la-Nouvelle, au mas de la Grange Basse où ils vivent dans des conditions très précaires, sans eau ni électricité. Ils retourneront chaque été jusqu’en 1955, en Scandinavie où naîtra leur fille Layla.
Cette même année, il fait la connaissance de Geer van Velde en lui rendant une visite impromptue chez lui à Cachan. C’est le début d’une longue amitié. Van Velde et sa femme Elizabeth viendront plusieurs fois à la Grange Basse où Geer travaillera et exposera. Piet le considère comme son «père spirituel».

En 1956, apparaissent des couleurs plus nacrées, plus irisées. Le contour des formes est moins accusé, la ligne d’horizon de plus en plus présente, le ciel prend plus d’importance. «À partir de 1956 environ, Piet Moget prend l’habitude d’aller peindre sur le quai à Port-la-Nouvelle avec une petite camionnette. Un jour dans sa camionnette en train de lire le journal, il regarde par la fenêtre et voit avec une extrême intensité ce qu’il a sous les yeux. En fait peu de choses. Une digue avec de gros blocs de pierre, en avant l’eau du canal reflète ces blocs, au-dessus de la digue on devine la mer, le ciel [...]. Tout à coup c’est comme si l’on voyait pour la première fois. Ces moments peuvent être extrêmement intenses, et parfois marquer un avant et un après dans la vie.» Il plante dorénavant son camion chevalet, rempli de toiles en cours, sur les quais de Port-la-Nouvelle tous les matins au même endroit avant que le soleil ait dissipé les brumes matinales et là, sur le motif, car il reste un peintre de plein air, il interroge la lumière et l’espace. Le thème central de sa peinture devient le canal, la digue, la mer, l’espace.

Parallèlement à son travail de peintre, Piet Moget organise des expositions d’autres artistes. Il débute cette activité dès 1952 en Scandinavie où il expose les œuvres d’artistes européens contemporains. De 1956 à 1964, il organise «Les Rencontres» qui seront le premier pôle d’art contemporain créé en Languedoc-Roussillon. Ces manifestations rassemblent des œuvres de Geer van Velde, Bissière, Staël, Vieira da Silva, Estève, Lapicque, Lanskoy, Poliakoff, Tanguy, Léger, Les Cobra et bien d’autres. Il collabore également à la création de pôles d’art contemporain à Sérignan, à Béziers (expositions de Jacques Villon, J. Miró), au château de Jau, au musée Fabre de Montpellier, au musée Rigaud de Perpignan.

En 1991, il fonde le L.A.C., au hameau du Lac sur la commune de Sigean dans un ancien chai transformé. Piet Moget va y installer cinq grandes salles consacrées à la diffusion de l’art contemporain, dans un cadre extrêmement dépouillé, à l’accrochage et à l’éclairage très sobres. Deux expositions ont lieu chaque année, au printemps et en été, parfois en automne autour de jeunes créateurs.

En 1991, il fonde le L.A.C., au hameau du Lac sur la commune de Sigean dans un ancien chai transformé.

Oeuvres ( reproductions grand format )

Moget  MOget  Moget
Sans titre
1984/1985
Huile sur toile
195 x 185 cm
 Sans titre
1980/1992
Huile sur toile
195 x 195 cm
 Sans titre
2007/2008
Huile sur toile
41 x 33 cm
Moget œuvre  Moget œuvre  Moget œuvre
Sans titre
1986/1987
Huile sur toile
195 x 185 cm
 Sans titre
1978/1986
Huile sur toile
195 x 195 cm
 Sans titre
1997/1999
Huile sur toile
60 x 60 cm
Moget œuvre  Moget œuvre  Moget œuvre
Sans titre
1991/1996
Huile sur toile
60 x 60 cm
 Sans titre
2004/2008
Huile sur toile
60 x 60 cm
 Sans titre
1996
Huile sur toile
22 x 27 cm
Moget œuvre      
Sans titre
1987/1992
Huile sur toile
146 x 114 cm
     

Exposition à la galerie

Moget œuvre

Du 18 mars au 16 avril 2011

Piet Moget

lumière horizon peinture

Piet Moget est né à La Haye en 1928. En 1947, il visite le sud de la France, émerveillé par sa lumière. De retour cinq ans plus tard, il s’installe à Port-la-Nouvelle, en pays catalan. Il y réside depuis lors, et c’est là qu’il peint, face à la digue qui…

Moget

Du 10 octobre au 15 novembre 2008

Piet Moget

Le Peintre qui rêvait de faire un seul tableau

Piet Moget est un peintre à part, inclassifiable. Car cela fait cinquante ans qu’il peint la mer. Cinquante ans qu’il ne peint pas un paysage mais une force, une présence absente à la vue mais présente dans l’atmosphère. Inclassifiable et atypique il peint tous les matins sur les quais de Port-la-Nouvelle,…

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Artiste

Jorge Camacho

Né à La Havane, Cuba, le 5 janvier 1934

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Repères biographiques

Jorge Camacho naît à La Havane le 5 janvier 1934.

En 1950, il entre à l’université de La Havane pour y poursuivre des études de droit. Son ami le poète Carlos M. Luis lui fait lire les écrits d’André Breton, Paul Eluard, Lautréamont, Benjamin Péret. Parallèlement, il découvre les œuvres de Tanguy, Miró, de Chirico et Klee par des reproductions dans des livres d’art. Deux ans plus tard, il abandonne le droit et commence à peindre, poussé par une force intérieure qui reste pour lui, aujourd’hui encore, mystérieuse.

En 1953, il séjourne au Mexique et découvre les cultures précolombiennes : teotihuacán, olmèque, maya, aztèque qui déterminent une nouvelle orientation de sa peinture. À son retour à La Havane en 1955, la galerie Cubana présente sa première exposition personnelle qui témoigne de cette évolution.
En 1958, il expose à Washington, à la Pan American Union. Durant ce séjour aux États-Unis, la découverte des productions des tribus amérindiennes Hopis et Zunis le confirme dans sa recherche de signes d’équivalence entre la zoologie, la botanique, le rituel, le religieux, le social et la philosophie.

Il arrive à Paris en 1959. Première exposition personnelle à la galerie Raymond Cordier en 1960. Évoquant les toiles exposées, Camacho parle de «carcasses noires portées par un humour noir».

L’année suivante, il rencontre André Breton et la poétesse Joyce Mansour et intègre le groupe surréaliste. Il participera à leurs expositions collectives jusqu’en 1970.

À partir de 1960, son espace pictural aborde des mondes torturés où l’ésotérisme le plus sophistiqué côtoie un chamanisme surprenant. Ses œuvres expriment un univers poétique, sous l’éclairage raffiné d’une palette fauve. «Chaque tableau part d’un dessin au crayon, bien construit et défini. La marge d’improvisation demeure dans le choix chromatique et le développement final… J’ai toujours considéré que le dessin constitue la structure fondamentale du langage pictural.» (Extrait de l’entretien de Jorge Camacho avec Gérard Durozoi, 1998).

Dès 1968, il entre dans la voie de l’alchimie traditionnelle, écartant toute spéculation d’ordre occultiste et les doctrines pseudo-mystiques. Des portraits dissimulés dans des natures mortes construites sur le principe de la métamorphose induisent le goût de la distorsion, de l’énigme et du monstrueux.
«J’aime l’agonie du mutisme dans l’œuvre de Camacho, le vacillement de ses tons saumon et, une fois encore, l’ongle incarné à la main de la Danaïde, le surgissement d’une constellation de grains de beauté sur la peau d’une femme mûre, à point pour le malheur.» (Zoé Valdès, Jorge Camacho : comme la chair du silence , catalogue de l’exposition «Le miroir aux mirages», Maison de l’Amérique latine, 2003).

En 1986, Arturo Schwarz l’invite à la XLIIe Exposition internationale d’art à Venise, sur le thème «Art et Science. Art et Alchimie».
Il participe à la publication de plusieurs ouvrages sur ce sujet, Héraldique alchimique nouvelle avec Alain Gruger et Eugène Canseliet (1978), Le Hibou philosophe (1991), Typus mundi , ouvrage du XVIIe siècle nouvellement commenté par Bernard Roger et Jorge Camacho (1997).

En 1974, il découvre l’ornithologie et réalise un premier reportage photographique sur les oiseaux en Guyane française. Il effectue plusieurs voyages d’études ornithologiques notamment au Venezuela en 1975 et en 1985, en Mauritanie en 1993.

À partir des années 70, il séjourne régulièrement et de manière prolongée dans la région d’Almonte en Andalousie où il visite la réserve naturelle du Coto de Doñana, lieu privilégié pour l’observation de la faune.

Parallèlement à son travail pictural, Jorge Camacho s’intéresse à l’écriture et l’édition d’ouvrages. Il publie en 1967 son recueil de poèmes L’Arbre acide et illustre en 1970, avec Hervé Télémaque et Wifredo Lam, Dialogue de mes lampes, Tabou et Déchu du poète haïtien Magloire Saint-Aude. Il réalise des lithographies pour Pari mutuel de François-René Simon, pour les Morti-Morts de Rached Chaieb et El Circulo de Piedra de Carlos Franqui qui contient également des lithographies de Miró et de Tapiès.

Camacho est aussi un amoureux averti de jazz et de flamenco. En 1981, il écrit des textes sur le «Cante Jondo» qui sont diffusés par la Radio Popular de Sevilla et collabore à la revue Sevilla Flamenco dirigée par Emilio Jiménez Diaz.

Il a également recours à la photographie qui, pour lui, constitue un témoignage objectif de ses passions, qu’il s’agisse des monuments parisiens faisant signe à l’alchimie, des oiseaux ou de squelettes d’arbres érodés, figés dans les sables de Coto de Doñana en Andalousie.

En 1994 est publié en Espagne son premier livre de photographies Cruces de Doñana.
Plusieurs expositions de photographies ont lieu à Paris, galerie Mathias Fels en 1982, «Oiseaux» ; galerie Thessa Herold en 1996, «Les Bois des sables» ; galerie Les Yeux Fertiles en 2003.

À partir de 1960, son espace pictural aborde des mondes torturés où l’ésotérisme le plus sophistiqué côtoie un chamanisme surprenant. Ses œuvres expriment un univers poétique, sous l’éclairage raffiné d’une palette fauve.

Oeuvres ( reproductions grand format )

Camacho Oeuvre  Camacho Oeuvre  Camacho Oeuvre
Inferno, Hommage à Lezema Lima
2007
Huile sur toile
114 x 146 cm
 Jet d'eau n° 1, d'après Leonardo
2004
Huile sur toile
114 x 146 cm
 Jet d'eau n° 2, d'après Leonardo
2004
Huile sur toile
146 x 114 cm
Camacho Oeuvre  Camacho Oeuvre  Camacho Oeuvre
Sans titre
2001
Crayons de couleurs et encre sur papier
65 x 50 cm
 Sans titre
2001
Crayons de couleurs et encre sur papier
65 x 50 cm
 Sans titre
2001
Crayons de couleurs et encre sur papier
65 x 50 cm

Artistes

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Artiste

Henri Cueco

Né à Uzerche (Corrèze) en 1929

Henri Cueco expose depuis 1992 à la galerie Louis Carré & Cie.

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Repères biographiques

Henri Cueco est né à Uzerche (Corrèze) en 1929. Il vit et travaille en région parisienne et en Corrèze.

Le thème permanent, récurrent de son travail est le rapport de l’homme à la nature. Contrairement à de nombreux artistes de sa génération, il est préoccupé par le rôle social de l’artiste et par la réalisation d’une peinture qui ne se satisfait pas de n’être que la déclinaison de la peinture elle-même.

Personnalité marquante de la Nouvelle Figuration ou Figuration critique, Cueco participa activement au salon de la Jeune Peinture, à la Coopérative des Malassis, dont il fut membre fondateur en 1969.

Réflexion sur l’image, l’itinéraire de Cueco est fait de ruptures apparentes. Les cassures du temps, idéologiques, psychologiques, génèrent les cycles de son travail.

Se succèdent de 1965 à 1975 Les Jeux d’Adultes et Les Hommes Rouges ; de 1972 à 1976, Les Chiens et Les Claustras ; de 1977 à 1987, Les Herbes/Paysages dessinés marquent un retour au motif ; de 1987 à 1990, Sols d’Afrique , série inspirée, non pas par un récit de voyage (Je hais le folklore), mais d’après des livres sur l’Afrique dont les photos l’émeuvent.

En 1993, il publie son journal d’atelier, ou, Journal d’une pomme de terre . À l’occasion de cette parution, la galerie Louis Carré & Cie présente 150 petits portraits de pomme de terre, œuvres réalisées parallèlement à l’écriture de son journal.

Collectionneur dans l’âme ou âme d’un collectionneur – L’humanité se divise en deux catégories : les jeteurs et les gardeurs. C’est de famille – Cueco supporte mal qu’on jette, qu’on détruise. Si bien qu’en plus des trésors arrachés aux décharges ou chinés, il vit parmi tous les objets dont il refuse de se défaire : cailloux, noyaux et queues de cerises, noyaux de pêches, de prunes, noisettes, amandes, cailloux, bouts et entaillures de crayons, papiers froissés, ficelles, élastiques de bureau, etc.

Dès 1986, il peint les objets qu’il accumule sur des petits formats tout en déclarant : J’ai voulu prendre un risque avec la banalité et parfois c’est elle qui a gagné . Il dresse l’inventaire de sa collection dans son livre Le collectionneur de collections paru en 1995 aux Éditions du Seuil.

L’approche plastique de Cueco est avant tout tournée vers les conditions de l’avènement de l’image. La logique de cette démarche conduit l’artiste à travailler à partir d’œuvres de la période classique.

Depuis 1994, Cueco décortique en plasticien la construction des scènes sur lesquelles se représente et s’organise le désordre du monde. En observateur attentif, il relate de manière impitoyable ce qu’il voit, ce qu’il fait et ce qu’il ressent en s’appuyant sur les œuvres de Nicolas Poussin et de Philippe de Champaigne.

Ces Variations présentées au Centre d’art contemporain de Meymac en 1997 puis à la galerie Louis Carré & Cie portent principalement sur quatre œuvres : L’Enlèvement des Sabines de Nicolas Poussin, Ex Voto , Le Christ mort et Le Cardinal de Richelieu de Philippe de Champaigne.

Durant l’été 2000, l’artiste s’installe avec son matériel de peintre dans les prés au Pouget, et peint le ciel et les nuages, les couchers de soleil, les arbres, les haies et les clôtures par beau et mauvais temps.

Une série de 155 tableaux illustre la campagne de Corrèze racontée dans un ouvrage intitulé La petite Peinture , reproduction exacte, en couleurs, des pages de son carnet d’artiste, publié aux éditions Cercle d’art en 2001.

2003, année de la canicule. Cueco se tourne vers les misères subies par son jardin durant cet été. Il collecte les grandes feuilles vrillées du paulownia, les saxifrages brûlées, les saules noirs en dentelle, les petites feuilles crispées des noisetiers, celles tannées du chêne. Il les dessine aussi ordonnées et précises dans leurs plis que ceux des robes des sœurs de Port-Royal ; des frondaisons entières fossilisées par le feu des soleils.

L’exposition Brûlures des “saxiphrages” est présentée en février 2005 à la galerie Louis Carré & Cie.

Cueco apporte son concours à l’association Pays-Paysage dont il fut un des fondateurs en 1979. Cette association est riche d’une collection de près de 700 livres d’artistes axés principalement sur les thèmes de l’enfance et du paysage.

Esprit doué d’un grand sens de l’humour, il publie aussi de nombreux textes ; L’Arène de l’art , essai écrit avec P. Gaudibert en 1988, critique virulente d’un minimalisme académique et d’un art conceptuel devenus trop officiels, à son goût, en France ; Journal d’atelier , 1988-1991 ou Le Journal d’une pomme de terre , paru à l’Énsb-a, 1993 ; Comment grossir sans se priver , publié aux éditions Frank Bordas en 1997 ; Le Volcan , Paris, éditions Balland, 1998 ; Discours inaugural du centre national de la faute d’orthographe et du lapsus , La Louvière, éditions Le Daily-Bul, 1998 ; Le Troubadour à plumes , Brive-la-Gaillarde, éditions François Janaud, 1999 ; L’Inventaire des queues de cerises , Paris, éditions du Seuil, 2000 ; Dessine-moi un bouton , Paris, Éditions du Seuil, 2000 ; Dialogue avec mon jardinier , Paris, Éditions du Seuil, 2000.

Plusieurs ouvrages accompagnent les expositions personnelles, ainsi La petite Peinture , au Cercle d’Art en 2001 ou Narcisse navré , publié en 2003 aux éditions du Seuil.

Henri Cueco est aussi un homme de radio : il participe régulièrement depuis de nombreuses années aux émissions radiophoniques Les Décraqués et Les Papous dans la tête de Bertrand Jérôme et Françoise Treussard sur France Culture dont les éditions Gallimard publient, en 2004, l’anthologie.

Personnalité marquante de la Nouvelle Figuration ou Figuration critique, Cueco participa activement au salon de la Jeune Peinture, à la Coopérative des Malassis, dont il fut membre fondateur en 1969.

Oeuvres ( reproductions grand format )

Cueco  Cueco  Cueco
Tas de feuilles
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
46 x 55 cm
 Arbres
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
46 x 55 cm
 Branches
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
22,5 x 45 cm
Cueco  Cueco  Cueco
Chemin
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
46 x 55 cm
 Haie
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
46 x 55 cm
 Horizon
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
65 x 54 cm
Cueco  Cueco  Cueco
Lianes
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
65 x 54 cm
 Lianes
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
60 x 73 cm
 Noyer
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
60 x 73 cm
Cueco  Cueco  Cueco
Noyer
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
60 x 73 cm
 Noyer
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
60 x 73 cm
 Pré
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
60 x 73 cm
Cueco  Cueco  Cueco
Pré
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
46 x 55 cm
 Sous-bois
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
46 x 55 cm
 Tas de feuilles
2013/2014
Encre pigmentée sur toile
46 x 55 cm
   
Moutons
2011-2012
Mine de plomb sur toile
19 x 24 cm
 Chemin
2011-2012
Mine de plomb sur toile
19 x 24 cm
 Prairie
2011-2012
Mine de plomb sur papier
24 x 19 cm
   
Tronc d'arbre
2011-2012
Mine de plomb sur toile
24 x 19 cm
 Feuillage
2011-2012
Mine de plomb sur toile
19 x 24 cm
 Vache
2011-2012
Mine de plomb sur toile
19 x 27 cm
   
Troncs en fôret
2011-2012
Mine de plomb sur toile
72,5 x 57,5 cm
 Fumées de feux
2011-2012
Mine de plomb sur toile
57,5 x 72,5 cm
 Haies
2011-2012
Mine de plomb sur toile
76,5 x 108,5 cm
Cueco Oeuvre    Henri Cueco
Mur de briques
1975
Acrylique sur toile
89 x 116 cm
 Clostras (sic)
1975
Acrylique sur toile
90 x 116 cm
 Henri Cueco
La Rue, 1968
Peinture glycérophtalique sur toile
197 x 254 cm
Cueco Oeuvre  Cueco Oeuvre  Cueco Oeuvre
Femmes, chevaux, aigles et serpent, d'après Ingres
2008-2009
Graphite sur papier Canson
92 x 64 cm
 Chiens, d'après Ingres
2008-2009
Graphite sur papier Canson
64 x 92 cm
 Étude, d'après le bain turc d'Ingres
2008-2009
Graphite sur papier
64 x 92 cm
Cueco Oeuvre  Cueco œuvre  Cueco œuvre
Femme nue, d'après Ingres
2008-2009
Graphite sur papier Canson
64 x 92 cm
 Un détail de La Grande Odalisque d'Ingres - 1
2008-2009
Graphite sur papier Canson
64 x 92 cm
 Mains nommées, d'après Ingres
2008-2009
Graphite sur papier Canson
64 x 92 cm
Cueco      
Fumées n°6
2006
Acrylique sur toile
19 x 27 cm x 6
     

Exposition à la galerie

Cueco

Du 25 avril au 31 mai 2014

Henri Cueco

Paysage redessiné 2013-2014

Derrière notre maison pousse ce vieux noyer dont la grosse branche latérale semble vouloir traverser l’immensité du pré. Il était déjà vieux et sa forme insolite quand Cueco l’a dessiné pour la première fois il y a cinquante ans. Puis il l’a peint souvent, et dessiné encore et encore. Il en est…

Du 7 décembre 2012 au 19 janvier 2013

Henri Cueco

Crayon sur toile fine

Gris, blancs, noirs, dans ce nouvel atelier blanc, des dessins, comme de petites peintures, au crayon sur toile fine très blanche. Ils reprennent sur des petits formats, aussi précis, aussi profus, les thèmes des dessins sur grand papier des années quatre-vingt : les dessins faisaient alors deux mètres de haut…

Cueco œuvre

Du 4 février au 5 mars 2011

Henri Cueco

Une Saison dans l'atelier, Dialogue ingresque

En 2007, Cueco répond favorablement à l’invitation du musée Ingres de Montauban qui souhaite «compléter le volet de ses expositions consistant à mettre régulièrement Ingres aux prises avec de grands dessinateurs contemporains.» Il se rend à plusieurs reprises au musée et «fait naître de cette «rencontre» une centaine d’œuvres entre…

Artistes

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Artiste

Jean-Jacques Lebel

Né à Paris, en 1936

En 2004, la galerie Louis Carré a présenté trois grandes installations murales de la série «Reliquaires pour un culte de Vénus», composées à partir de centaines d’images peintes, dessinées, photographiées, retravaillées, tournant autour de la vénusté.

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Repères biographiques

Né à Paris en 1936, Jean-Jacques Lebel fait tôt, à New York, trois rencontres décisives : Billie Holiday, Marcel Duchamp et André Breton.

Il publie sa première revue d’art, de poésie et de politique, Front unique, à Florence où a lieu en 1955 sa première exposition, à la Galleria Numero de Fiamma Vigo. Après un passage turbulent mais décisif chez les Surréalistes, il expose à Milan chez Arturo Schwarz, chez Iris Clert et chez Simone Collinet à Paris, puis dans d’innombrables musées et galeries à travers le monde. Jean-Jacques Lebel est l’auteur, en 1960, à Venise, de L’Enterrement de la Chose, le premier happening européen. Il publie sur le mouvement des happenings le premier essai critique en français. À partir de cette date, il produit plus de soixante-dix happenings, performances et actions, sur plusieurs continents, parallèlement à ses activités picturales, poétiques et politiques. Il travaille à Paris, Londres, New York ou ailleurs avec Oldenburg, Kaprow, Kudo, Erró, Carolee Schneemann, Yoko Ono, Pommereulle, Nam June Paik, Robert Filliou, etc. Dans les années 1960, il traduit en français et publie ses amis William Burroughs, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Gregory Corso, Michael McClure, Bob Kaufman, Philip Lamantia.

Il co-organise, en 1960 et 1961, à Paris, Venise et Milan, l’«Anti-Procès», une manifestation et une exposition internationales itinérantes regroupant une soixantaine d’artistes de tendances diverses, prenant position contre la guerre d’Algérie et contre la torture. En 1960, il prend l’initiative du Grand Tableau antifasciste collectif (de quatre mètres sur cinq mètres) peint par Baj, Dova, Crippa, Erró, Lebel et Recalcati, puis exposé à l’«Anti-Procès» de Milan, en 1961. Après être resté séquestré pendant vingt-quatre ans par la Questura de Milan, ce tableau est retrouvé, restitué aux artistes et enfin exposé à l’Hôtel National des Invalides (La France en guerre d’Algérie), au Musée National d’Art Moderne (Centre Georges Pompidou) dans le cadre de la manifestation «L’artiste face à l’Histoire», en 1996 et dans six musées européens, le dernier en date étant le musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg. En 2008, il a figuré dans la grande exposition du musée d’Alger «Les artistes internationaux et la révolution algérienne».

Jean-Jacques Lebel invente, en 1964, le «Festival de la Libre Expression» puis, en 1979, le Festival international de poésie «Polyphonix» qui s’ouvrent à des artistes, des poètes, des cinéastes et des musiciens de dizaines de pays. Ces manifestations, nomades et autonomes, présentent de la poésie directe, des concerts, de l’art-action, des expositions, des projections de films ou vidéos. Polyphonix a montré le travail de plusieurs centaines d’artistes d’origines diverses, de Paris à San Francisco, de Milan à New York, de Budapest à Québec, de Naples à Créteil, de Bruxelles à Parme, du CREDAC d’Ivry à l’IMEC/abbaye d’Ardenne à Caen, de Rome à Barcelone, de Szeged (Hongrie) à Cétinié (Monténégro), du Fresnoy à Tourcoing, au pavillon de l’Hippodrome de Caen en 2001. La quarantième édition a eu lieu en octobre 2002 notamment au Centre Pompidou, à la maison de la Radio, au Fresnoy et à l’hôpital psychiatrique de La Verrière, en coproduction avec une quinzaine d’instituts culturels étrangers. Elle a fait l’objet d’une importante anthologie illustrée, accompagnée d’un CD, coéditée par le Centre Pompidou et les éditions Léo Scheer.
L’édition 2009 de «Polyphonix» a eu lieu, dans le cadre du Festival d’Automne, au «104», à Paris.

En 1967, Jean-Jacques Lebel met en scène Le Désir attrapé par la queue, la pièce de Picasso, avec Taylor Mead, Rita Renoir, Ultra Violet et le groupe de rock anglais The Soft Machine.

En 1968, il prend part aux activités du «mouvement du 22 mars», puis du groupe anarchiste Noir et Rouge, et à Informations et correspondances ouvrières. Il suit l’enseignement du philosophe Gilles Deleuze à la faculté de Vincennes et à la faculté de Saint-Denis. Il produit des émissions à France Culture consacrées à Allen Ginsberg, Pierre Clastres, le Comité d’action LIP, Linton Kwesi Johnson, John Giorno, Jayne Cortez, Bernard Heidsieck et de nombreux autres sujets d’actualité culturelle et politique.

Dans les années 1970, il dirige avec Daniel Guérin, aux éditions Pierre Belfond à Paris, la collection «Changer la vie !» qui réédite plusieurs grands textes historiques du mouvement anarchiste international.

Dès 1988, au retour d’un long exil actif, Jean-Jacques Lebel recommence à exposer publiquement son propre travail pictural dans des galeries et musées en Europe, aux États-Unis et au Japon. En 1992, le Kjarvalsstadir (musée d’art moderne) de Reykjavik lui consacre une grande exposition. Son Monument à Félix Guattari – une machine multimédia motorisée tournoyante de huit mètres de haut où sont intervenus une soixantaine de performeurs – est présenté en 1994 et 1995 au Musée National d’Art Moderne/Centre Georges Pompidou, dans le cadre de l’exposition «Hors limites, l’art et la vie». Une version légèrement modifiée en est présentée dans son exposition «Soulèvements» à La Maison Rouge en 2009. Plusieurs maquettes électrifiées du «monument» ont été présentées, en mai 1996, à la galerie de Paris et à la galerie 1900-2000, ainsi qu’en août 1996 à la Galleria Mancini de Pesaro, à l’occasion d’une exposition intitulée «Rue Rossini».

En 1998, une grande exposition itinérante, présentant une centaine de ses œuvres datées de 1951 à 1999, débute au Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig, 20er Haus et au Kriminalmuseum de Vienne. Elle voyage ensuite au musée Ludwig de Budapest et à la galerie der Stadt de Kornwestheim, en 1998, à la Kunsthaus de Hambourg, à la fondation Morra de Naples en 1999, à la fondation Mudima de Milan et à la Haus am Waldsee de Berlin en 2000. La galerie 1900-2000 lui consacre une exposition personnelle à la FIAC en 2001.

Sa manifestation itinérante – l’installation polymorphique et évolutive, Reliquaire pour un culte de Vénus, composée de plus de trois mille éléments collectés à travers l’Europe – s’est déroulée en 2001 et 2002 au FRAC de Basse-Normandie à Caen, au Casino de Luxembourg, au CREDAC d’Ivry, à la villa Tamaris de La Seyne-sur-Mer (accompagnée, à cette occasion, d’une soixantaine d’œuvres de types variés).

En 2000, Jean-Hubert Martin, alors directeur du Museum Kunst Palast de Düsseldorf, commande à Jean-Jacques Lebel un dispositif sonore in situ détournant de son sens premier une sculpture en pierre d’Arno Breker, Aurora – trônant encore sur le toit du musée – et deux nus féminins en bronze de Gottschalk, montant la garde devant l’entrée. Exemples du plus classique kitsch pré-nazi jouissant du statut de «monument national», il a fallu, littéralement, «changer le discours» de ces répugnantes icônes et en faire des statues loquaces afin de les «remettre à l’endroit» avec du Bel Canto dadaïsé.
De 2003 à 2005 s’est déroulée à Hambourg puis à Dresde, Leverkusen et Graz une grande manifestation collective produite par Harald Falckenberg – Phœnix 2003 – rassemblant quatre amis, quatre protagonistes du mouvement des happenings dans les années 1960, quatre plasticiens/cinéastes/poètes : Öyvind Fahlström, Erró, Köpcke et Jean-Jacques Lebel. Cette exposition voyagera en 2004 et 2005 dans plusieurs grands musées européens.

Il participe à de nombreuses et importantes expositions collectives et thématiques : «Ubi Fluxus Ibi Motus» (Venise) ; «Poésure et Peintrie» (Marseille) ; «L’Amore» (Turin) ; «Hors limites, l’art et la vie» (Paris) ; «Fémininmasculin» (Paris) ; «Out of Actions» (Los Angeles, Vienne, Barcelone, Tokyo) ; «L’Artiste face à l’Histoire» (Paris) ; «L’Art et le septième art» (Tourcoing) ; «L’Anormalità dell’Arte» (Milan) ; «Jardin d’Éros» (Barcelone et Bergen) ; «Collections d’artistes» (Avignon) ; «Sade-Surreal» (Zurich) ; «Paris, capital of the arts» (Londres et Bilbao) ; «La double Image» (Düsseldorf) ; «Sacher Masoch, the phantom of desire» (Graz) ; «Il était une fois Walt Disney» (Paris et Montréal) ; «Seduced» (Londres) ; «True Romance» (Vienne, Munich, Kiel) ; «Un Théâtre sans théâtre» (Barcelone, Lisbonne) ; «Erotica» (São Paulo et Rio de Janeiro) ; «Europop» (Zurich) ; «Traces du sacré» (Paris), «Une Image peut en cacher une autre» (Paris), «La Biennale de Moscou» (2009), etc.

Il publie divers ouvrages : Anthologie de la poésie de la Beat Generation, Paris, Denoël ; Le Happening, Paris, Denoël ; Lettre ouverte au regardeur, Paris, Librairie anglaise ; Entretiens avec le Living Theatre, Paris, Belfond ; La Chienlit (Dokumente zur französischen Mai-Revolt), Darmstadt, Joseph Melzer Verlag ; Teatro y Revolucion, Caracas, Monte Avila ; L’Am(o)ur et l’Argent, Paris, Stock ; Poésie directe (des happenings à «Polyphonix»), avec Arnaud Labelle-Rojoux, Paris, Opus International ; Le Grand Tableau antifasciste collectif, Paris, Dagorno, avec Laurence Bertrand Dorléac et Robert Fleck ; À pied, à cheval et en Spoutnik : quelques textes sur l’art, Paris, ENSBA (préface de Didier Semin) ; Les Happenings de Jean-Jacques Lebel, Paris, Hazan ; Un Carnet de dessins, Liège, Yellow Now. En chantier : Conversations avec Laurence Bertrand-Dorléac Paris, Denoël.

Il organise ou co-organise un certain nombre d’expositions collectives, individuelles ou thématiques dont «L’Anti-Procès» avec Alain Jouffroy (Paris, Venise, Milan, 1960-1961) ; «Pour en finir avec l’esprit de catastrophe» (Paris, 1962) ; «Les Plasticiens du Festival de la libre expression» (Paris, 1964) ; «Polyphonix» (Paris, 1982) ; «Les Scapes de Erró» (à l’A.R.C, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 1985) ; «Désir / Désordre» (The Gallery, Milan, 1990) ; «Victor Hugo, peintre» avec Marie-Laure Prévost (au musée d’Art moderne de Venise, 1993) ; «Picabia, Dalmau 1922» (à l’IVAM de Valence en 1995, à la fondation Tapiès de Barcelone et au Musée National d’Art Moderne de Paris/Centre Georges Pompidou, en 1996) ; «Cent cadavres exquis, juegos surrealistas» (Fundaciòn Colleccion Thyssen-Bornemisza, Madrid, 1996-1997) ; «Jardin d’Éros» (Barcelone, 1999 et Bergen, 2000) ; une présentation innovante de l’œuvre plastique de Victor Hugo – coproduite par la Bibliothèque Nationale de France – au musée Thyssen-Bornemisza de Madrid et à la Maison de Victor Hugo à Paris, avec Marie-Laure Prévost, en 2000 ; une exposition révélant la permanence et la complexité de l’inspiration sexuelle chez Picasso, «Picasso érotique», au musée des Beaux-Arts de Montréal, en 2001. En 2004 et 2005, le Museum Kunst Palast de Düsseldorf et le Padiglione d’Arte Contemporenea de Milan ont présenté le «Montrage Artaud», une manifestation co-organisée par Jean-Jacques Lebel et Dominique Païni. En 2008, à l’abbaye d’Ardenne de Caen, l’IMEC produit l’exposition «Dessins d’écrivains» (commissariat Jean-Jacques Lebel) qui a voyagé au musée Berardo de Lisbonne, et au musée d’Ixelles à Bruxelles.

Les œuvres de Jean-Jacques Lebel figurent dans de nombreux musées parmi lesquels le Musée National d’Art Moderne de Paris/Centre Georges Pompidou, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, la Galleria Nazionale d’Arte Moderna de Rome, le musée Ludwig de Budapest, l’Israël Musée (collection Arturo Schwarz) de Jérusalem, le musée de l’Objet (collection Éric Fabre) de Blois, le Museo Vostell de Malpartida, le musée Berardo à Lisbonne (Portugal), le musée d’Art Moderne (MACBA) de Barcelone, le Museum Kunst Palast de Düsseldorf, la Neue Galerie de Graz, le musée des Beaux-Arts de Montréal, le musée d’Issoudun, etc.

Plusieurs films ont été consacrés à son œuvre plastique et/ou ses actions parmi lesquels : Le Cowboy et l’Indien, d’Alain Fleischer (1994), Le Monument à Félix Guattari (avec de très nombreux participants), de François Pain (1995), Trois Happenings de Jean-Jacques Lebel par Christian Bahier (2001). Il vient de terminer, après sept années de travail, un film numérique qui est aussi une vidéo-installation pour quatre écrans disposés en cube ouvert, Les Avatars de Vénus, dont le format cinématographique linéaire est édité et distribué par Re:Voir. Les premières ont eu lieu au centre Pompidou et ZKM de Karlsruhe en 2008.

Cette vidéo-installation sur quatre écrans transparents figure dans son exposition «Soulèvements» qui s’est ouverte en octobre 2009 à la Maison Rouge, Fondation Antoine de Galbert. Deux autres expositions se sont déroulées à Paris dans la même période : à la galerie 1900-2000 et à la galerie Christophe Gaillard.

Jean-Jacques Lebel fait, tôt, à New York, trois rencontres décisives : Billie Holiday, Marcel Duchamp et André Breton.

Oeuvres ( reproductions grand format )

Lebel Oeuvre  Lebel Oeuvre  Lebel Oeuvre
Les Avatars de Vénus (photo de la vidéo-installation), 2007 - 2011
Edition de 10 ex. réalisée par la Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert
Numérotée et signée
Pour plus d'information
 Les Avatars de Vénus (photo de la vidéo-installation), 2007 - 2011
Edition de 10 ex. réalisée par la Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert
Numérotée et signée
Pour plus d'information
 Les Avatars de Vénus (photo de la vidéo-installation), 2007 - 2011
Edition de 10 ex. réalisée par la Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert
Numérotée et signée
Pour plus d'information
Lebel Oeuvre  Oeuvre Lebel  Oeuvre Lebel
Les Avatars de Vénus (photo de la vidéo-installation), 2007 - 2011
Edition de 10 ex. réalisée par la Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert
Numérotée et signée
Pour plus d'information
 Sans titre, (You'll enjoy meeting the many. Bewitching Women in Dames are dangerous)
2006
Encre noire et rouge, collage sur papier
30,5 x 23 cm
 Sans titre,
2006
Encre noire et collage sur papier
30,4 x 22,8 cm
Oeuvre Lebel  Oeuvre Lebel  Oeuvre Lebel
Sans titre
2005
Encre noire sur papier
35,5 x 27,6 cm
 Sans titre
2006
Encre noire sur papier
30,6 x 25 cm
 Sans titre
2006
Encre noire sur papier
25 x 36 cm
Oeuvre Lebel  Jean-Jacques Lebel  Oeuvre Lebel
Sans titre
2006
Encre noire sur papier
30,2 x 23 cm
 Jean-Jacques Lebel
Permutations, 1963
Acrylique sur bois
100 x 350 (en 7 parties)
 Sans titre
2006
Encre noire et collage sur papier
50,6 x 35,4 cm
Oeuvre Lebel  Oeuvre Lebel  Oeuvre Lebel
Sans titre
2006
Encre noire sur papier
50,6 x 35,4 cm
 Sans titre
2004
Encre noire et pastel sur papier
12,5 x 17,9 cm
 Sans titre
2006
Encre noire et collage sur papier
50,6 x 35,4 cm
Oeuvre Lebel  Oeuvre Lebel  Oeuvre Lebel
Sans titre
2006
Encre noire sur papier Fabriano
24 x 30,4 cm
 Sans titre
2006
Encre noire sur papier
50,6 x 35,4 cm
 Sans titre
2007
Encre noire sur papier
33 x 41 cm
Lebel  Lebel  Lebel
Éloge de Christine Keeler, la gaine Scandale
1964
Collage sur papier
32 x 23,5 cm
 Christine Keeler Tabloïd VI
1964
Assemblage
122 x 122 x 12 cm
 L'Affaire Profumo-Keeler (Portraits de Mandy et Christine)
1964
Collage sur papier
29 x 53 cm
Lebel  Lebel  Lebel
Ya bon, Banania I
1990
Assemblage
150 x 150 x 18 cm
 Ya bon, Banania II
1990
Assemblage
150,5 x 150 x 34 cm
 Ya bon, Banania III
1990
Assemblage
150 x 100,5 x 30,5 cm
Lebel  Lebel  Lebel
Le Collecteur
1990
Assemblage
150,5 x 100,5 x 32 cm
 Le 3e oeil
1965
Assemblage
104 x 42,5 x 16,5 cm
 Portrait-souvenir de Tetsumi Kudo
1995
Assemblage
150 x 100,5 x 34 cm

Publications

Jean-Jacques Lebel

Recycler, détourner

Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Jean-Jacques Lebel, Recycler, détourner.
Exposition du 16 mars au 28 avril 2012.
Texte de Jean de Loisy.
Entretien de Jean-Jacques Lebel avec Guy Scarpetta.
Catalogue bilingue (Français, Anglais). 64 pages. 18 reproductions en couleur.

CommanderPrix: 20 €.

Exposition à la galerie

Lebel

Du 16 mars au 28 avril 2012

Jean-Jacques Lebel

Recycler, détourner

Guy Scarpetta : Commençons par la question du racisme. Ce qui me frappe, dans ce que tu présentes aujourd’hui, et dont j’avais vu plusieurs éléments dans ton atelier en Normandie, c’est que tu saisis le problème au niveau des représentations collectives, des stéréotypes et des clichés diffusés par la publicité…

Oeuvre Lebel

Du 22 mars au 28 avril 2007

Jean-Jacques Lebel

Dessins 2004-2007. Très Low Tech...

En 2004, la galerie Louis Carré a présenté trois grandes installations murales de la série «Reliquaires pour un culte de Vénus», composées à partir de centaines d’images peintes, dessinées, photographiées, retravaillées, tournant autour de la vénusté. Ces installations – chaque fois différentes par leurs formes et leurs mixages – se…

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Artiste

Étienne Hajdu

Etienne Hajdu est né le 12 août 1907 à Turda, Transylvanie (Roumanie)

Étienne Hajdu meurt le 24 mars 1996. Après sa disparition, ses amis astrophysiciens baptisent Hajdu, l’astéroïde 7316 découvert en 1973 et répertorié sous le numéro 3145 T.2 in Astéroïdes Éphéméris.

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Repères biographiques

Etienne Hajdu est né le 12 août 1907 à Turda, Transylvanie (Roumanie).

À 16 ans, il suit les cours de l’École technique d’Arts décoratifs d’Ujpest à Budapest. Pendant ses vacances, il modèle des portraits que remarque un sculpteur norvégien de passage dans la région qui conseille à son père de l’envoyer étudier la sculpture à Paris.

Il arrive à Paris en octobre 1927. Élève de Bourdelle à la Grande Chaumière, il dessine le nu pendant six mois puis entre dans l’atelier de Niclausse à l’École des Arts décoratifs.

En 1929, il est profondément troublé par une exposition Fernand Léger. Il apprend à connaître les artistes contemporains en compagnie de Vieira da Silva et Arpad Szenes. Il admire l’oeuvre de Brancusi par-dessus tout.

Naturalisé français, c’est au retour du service militaire en 1933 qu’il commence ses premières sculptures abstraites.

De 1935 à 1937, Hajdu parcourt à bicyclette la France des églises romanes et gothiques et découvre dans les tympans romans la possibilité d’organiser le monde dans un espace déterminé. Il suit les cours de biologie de Marcel Prenant à l’Université ouvrière du XXe arrondissement de Paris : sa passion pour la biologie marquera son oeuvre.

1939, exposition à la galerie Jeanne Bucher avec Vieira da Silva et Arpad Szenes.

Après l’armistice de 1940, il travaille successivement dans une usine d’aluminium puis dans une marbrerie à Bagnères-de-Bigorre dans les Pyrénées. Il sculpte en taille directe des oiseaux et insectes géants pendant ses moments de liberté.
Il rentre à Paris en 1945 et décide de «recommencer la sculpture à zéro».

En 1946, première exposition particulière chez Jeanne Bucher qui présentera régulièrement son oeuvre.

Il réalise ses premiers reliefs en cuivre martelé en 1948.
Dès 1952, il introduit l’aluminium dans ses reliefs et exécute en 1953-54, un grand relief en cuivre rouge martelé pour le lycée de Marseilleveyre.

Le relief permet à Hajdu de rapprocher sculpture et architecture et de trouver la pertinence du volume, de son lien organique avec la surface et des surfaces entre elles.

En 1956, Hajdu a le désir de «sculpter» le papier, créant les premières estampilles, formes creusées dans le papier repoussé, jeu subtil d’une ombre claire dans le blanc de la page. En 1965, il adaptera ce procédé à la céramique pour la Manufacture nationale de Sèvres.

Les grands musées internationaux lui ont consacré de nombreuses expositions : en 1955, le MoMa de New York sélectionnant 22 artistes européens, The New Decade révèle son oeuvre aux États-Unis ; 1961, exposition itinérante en Allemagne aux musées de Hanovre, Dortmund, Manheim et Leverkusen ; à Paris, Musée national d’art moderne en 1973 et 1979 ; à Lisbonne, fondation Calouste Gulbenkian en 1974 ; exposition itinérante dans plusieurs musées français (Dijon, Caen, Calais, Dunkerque, Bordeaux, Sochaux) en 1978 et 1979 ainsi qu’en Hongrie, Roumanie et à Tunis.

Le musée Saint-Denis à Reims présente une exposition en 1983 et le musée d’art moderne de Toulouse en 1991. La dernière exposition du vivant de l’artiste a eu lieu en 1993 à la fondation de Coubertin.

Étienne Hajdu meurt le 24 mars 1996. Après sa disparition, ses amis astrophysiciens baptisent Hajdu, l’astéroïde 7316 découvert en 1973 et répertorié sous le numéro 3145 T.2 in Astéroïdes Éphéméris.

Il suit les cours de biologie de Marcel Prenant à l’Université ouvrière du XXe arrondissement de Paris : sa passion pour la biologie marquera son oeuvre.

Oeuvres ( reproductions grand format )

Charlotte  Founette  Oiseaux
Charlotte,
1970
Aluminium
67,5 x 42 x 18 cm - Tirage 1/4
 Founette,
1965
Aluminium
74,5 x 44 x 41 cm - Tirage 2/3
 Les Oiseaux d'Itte,
1970
Aluminium
71 x 53 x 21 cm - Tirage 1/4
Plume  Semiha   
Mademoiselle la Plume,
1965
Aluminium
67 x 43 x 31 cm - Tirage 1/3
 Semiha,
1969
Aluminium
42,5 x 51,5 x 20 cm - Tirage 5/5
  

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Artiste

Mark Brusse

Vit et travaille à Paris depuis 1961

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Repères biographiques

Sa démarche est à l’écart et la distance qu’elle s’octroie le sauve parce qu’elle le préserve. Offrande, sacrifice, conversation muette, monologue silencieux… il est ici question de présence et d’intérieur. Philippe Piguet in catalogue Réponse en question, 1992.

La sculpture-assemblage :
Dès 1961, installé définitivement à Paris, Mark Brusse conçoit la série des Clôtures, Soft Machines et Strange Fruits, assemblages d’objets en bois de récupération et divers métaux trouvés dans la rue, qui racontent l’histoire d’éléments rencontrés par hasard et rassemblés selon la fantaisie de l’artiste pour vivre ensemble une nouvelle vie. À cette époque, il fréquente les Nouveaux Réalistes réunis autour de Pierre Restany ainsi que ses amis Robert Filliou.et Daniel Spoerri.

1965, séjour de deux années à New York où, influencé par l’esprit minimaliste du moment, son travail prend une nouvelle dimension. L’épuration des formes et des couleurs sont nécessaires à l’évolution de son langage (séries Natural Wood et Floor Pieces, pièces géométriques en bois peints ou non). Il renoue avec le groupe Fluxus connu pour son attachement au caractère événementiel et éphémère de l’œuvre, ce qui conduit Brusse à participer à plusieurs happenings et surtout à collaborer avec le musicien John Cage. Ces expériences artistiques lui donnent le goût de l’«Environnement», c’est-à-dire des installations adaptées à l’espace donné, (Occupation d’Espace, volumes en bois qui remplissent entièrement l’intérieur des salles, bloquant ainsi l’accès, Kunsthalle de Berne en 1968).

Après un séjour à Berlin au début des années 70, Mark Brusse rentre à Paris et s’installe à La Ruche. Il crée des assemblages, petits ou grands, certains sur socle, d’autres suspendus, constitués de matériaux les plus divers : filament, nœud, corde qui servent de fil conducteur, on pourrait presque parler de cordon ombilical.

Cependant, on y retrouve surtout le bois. Les titres choisis sont souvent poétiques, mystérieux, parfois ironiques. C’est à cette époque que le sabot hollandais apparaît dans son travail (Puge Sound, 1976 ; Knot-Thing, 1987 ; I have a nail in my Shoe, 1976).

Artiste pérégrin, Mark Brusse parcourt le monde animé d’une curiosité insatiable. Les sculptures réalisées ces dix dernières années sont empreintes de cette itinérance. Elles composent une synthèse de tout ce que l’artiste a rencontré sur sa route au cours des années précédentes. En bois brut badigeonné de blanc pur, souvent de grand format, elles composent une réflexion sur le monde et la vie vus par l’artiste : le temps qui s’écoule qu’il tente de retenir, le bruissement du vol du papillon qu’il fige à jamais ou encore la plume blanche dont il accapare la légèreté dans la transparence du verre (The White Moment, 2001 ; The Shape of Silence, 2003).

Le collage :
Bien que le collage joue un rôle important dans son œuvre depuis plusieurs années, c’est au cours d’un séjour au Japon en 1983, qu’il connaît son plein épanouissement. Suivant le principe de récupération qu’il a adopté dès son arrivée à Paris, Mark Brusse recherche les éléments de ses collages dans la rue. Il assure d’ailleurs : Je les ai trouvés dans la rue, j’ai trouvé ce qui au fond existait déjà en moi. Son intérêt se porte sur des bouts de papier avec des écrits japonais qu’il associe parfois à des objets, des éléments vestimentaires, en particulier des gants. Les compositions sont sobres ; elles portent la marque de la tradition zen car la civilisation asiatique influence fortement l’œuvre.

Sa démarche est à l’écart et la distance qu’elle s’octroie le sauve parce qu’elle le préserve. Offrande, sacrifice, conversation muette, monologue silencieux... il est ici question de présence et d’intérieur. Philippe Piguet, 1992.

Oeuvres ( reproductions grand format )

   Mark Brusse
Protecting the Elegua
2011
Détrempe sur papier hanji marouflé sur toile
147 x 201 cm
 Over the lake n° 1
2012
Détrempe sur papier hanji marouflé sur toile
201 x 147 cm
 Mark Brusse
The Same Old Story, 1992
Bronze patiné
239 x 109 x 93 cm (pièce unique)
   
The Hole
2011
Détrempe sur papier hanji marouflé sur toile
147 x 201 cm
 Open-eye-night
2010
Collage sur papier
112,5 x 76,5 cm
 Tu te rends compte...
2012
Assemblage
141 x 64 x 44 cm
   
Ne pas déranger
2011
Collage sur papier
112,5 x 76,5 cm
 The white rabbit came, but too late
2012
Assemblage mural
84 x 89 x 34 cm
 16 mains de essaouira +2
2011
Collage sur papier
112,5 x 76,5 cm
   
Dégât et petits rats de l'Opéra
2011
Assemblage mural
92 x 48 x 42 cm
 When I-hear-the music play...
2011
Collage sur papier
112,5 x 76,5 cm
 Suddenly, a big wave...
2011
Collage sur papier
76,5 x 112,5 cm
Brusse oeuvre    Brusse oeuvre
Who lost his heart in Venice ? N° 12
Projet photographique, 2011
128 pièces en tirage unique (1/1)
52 x 42 cm
 La cadira vuida del-Senyor Antoni
2012
Collage sur papier
112,5 x 76,5 cm
 Who lost his heart in Venice ? N° 27
Projet photographique, 2011
128 pièces en tirage unique (1/1)
42 x 52 cm
Brusse oeuvre  Brusse oeuvre  Brusse oeuvre
Who lost his heart in Venice ? N° 30
Projet photographique, 2011
128 pièces en tirage unique (1/1)
42 x 32 cm
 Who lost his heart in Venice ? N° 33
Projet photographique, 2011
128 pièces en tirage unique (1/1)
42 x 32 cm
 Who lost his heart in Venice ? N° 38
Projet photographique, 2011
128 pièces en tirage unique (1/1)
42 x 32 cm
Brusse oeuvre  Brusse oeuvre  Brusse oeuvre
Who lost his heart in Venice ? N° 46
Projet photographique, 2011
128 pièces en tirage unique (1/1)
42 x 32 cm
 Who lost his heart in Venice ? N° 70
Projet photographique, 2011
128 pièces en tirage unique (1/1)
62 x 42 cm
 Who lost his heart in Venice ? N° 85
Projet photographique, 2011
128 pièces en tirage unique (1/1)
42 x 62 cm
Brusse oeuvre  Brusse oeuvre  One for the Road
Who lost his heart in Venice ? N° 106
Projet photographique, 2011
128 pièces en tirage unique (1/1)
53 x 53 cm
 Who lost his heart in Venice ? N° 111
Projet photographique, 2011
128 pièces en tirage unique (1/1)
53 x 53 cm
 One for the Road
1977
Bois
46 x 45 x 11 cm
Puget Sound  Brusse  Brusse
Puget Sound
1976
Bois et corde
50 x 25 x 7 cm
 Milagros
2006
Pastel sec sur papier recyclé
64,5 x 120 cm
 Milagros
2006
Pastel sec sur papier recyclé
64,5 x 120 cm
Brusse  Brusse  Brusse
Milagros
2006
Pastel sec sur papier recyclé
120 x 64,5 cm
 Milagros
2006
Pastel sec sur papier recyclé
64,5 x 120 cm
 Milagros
2006
Pastel sec sur papier recyclé
64,5 x 120 cm
Milagros  Milagros  Milagros
Milagros
2006
Pastel sec sur papier recyclé
120 x 64,5 cm
 Milagros
2006
Pastel sec sur papier recyclé
120 x 64,5 cm
 Milagros
2006
Pastel sec sur papier recyclé
120 x 64,5 cm
 Brusse œuvre  Brusse œuvre
Milagros
2006
Pastel sec sur papier recyclé
120 x 64,5 cm
 Le Pisseur de Viale Trento di Giardini
2008
Bois, argile
102 x 50 x 28 cm
 The Forgotten Heart
2009
Bois, résine
74 x 50 x 44 cm
Brusse Oeuvre      
Milagros
2006
Pastel sec sur papier recyclé
120 x 64,5 cm
     

Exposition à la galerie

Du 29 mars au 27 avril 2013

Mark Brusse

Sometimes I wonder

« Sometimes I wonder, une exposition qui montre trois différentes façons de m’exprimer dans mon travail, la peinture sur papier hanji, l’assemblage et le collage. » Pour Mark Brusse, chaque discipline témoigne de son attachement fort aux différents matériaux qu’il emploie. Pour ses peintures il utilise le papier hanji qui, une fois…

Brusse œuvre

Du 20 mai au 18 juin 2011

Mark Brusse

Who lost his heart in Venice ?

« Dire de Mark Brusse qu’il est un homme de cœur passera peut-être pour une facilité. Pourtant, à parcourir son œuvre depuis une quinzaine d’années, on mesurera très vite combien l’image de cet organe vital y est récurrente. Sa première apparition trouve une source très précise à l’occasion d’une résidence…

Brusse œuvre

Du 22 janvier au 27 février 2010

Mark Brusse

Assemblages Collages 2008-2009

Pour Mark Brusse, d’origine néerlandaise, les longs séjours à l’étranger ont toujours fortement influencé sa façon de travailler. Ses déplacements le mènent d’abord à Paris, où il choisit de s’installer en 1960, puis à Berlin, à New York, et à partir des années 80, en Asie surtout (Japon, Corée du Sud,…

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25 07 2014

Téléphone : 01 45 62 57 07 | Télécopie : 01 42 25 63 89

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Jours et horaires d’ouverture

Le lundi de 14h00 à 18h30
Du mardi au vendredi, de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h30

Pendant les expositions, la galerie est ouverte le samedi de 14h00 à 18h30

Fermeture de la galerie pour les congés d’été le vendredi 25 juillet au soir
Réouverture le lundi 25 août à 13h30

 

971235 visiteurs | Dernière mise à jour: 09 07 2014

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